Ressources naturelles au Canada

Ensemble des potentialités offertes par l'environnement naturel dont dispose l'être humain et qui lui permettent de produire des biens et services.

Ensemble des potentialités offertes par l'environnement naturel dont dispose l'être humain et qui lui permettent de produire des biens et services. Cette définition démontre que, bien que les ressources se trouvent à l'état naturel dans l'environnement physique, elles sont véritablement mises en valeur par les humains. Les valeurs et les capacités humaines déterminent quelles parties de l'environnement la société exploite et les bénéfices qu'elle en tire. Les ressources et les systèmes environnementaux sont interdépendants et en évolution continuelle. En général, l'utilisation qu'on en fait accélère les changements. En raison de cette interdépendance, les impacts sur d'autres ressources que celles qui sont utilisées sont courants. En fait, l'exploitation de certaines ressources peut interdire l'exploitation de certaines autres ressources. Les choix faits par les humains, ainsi que les processus naturels, amènent les ressources à changer dans le temps. Ces changements, rapides ou lents, peuvent diminuer ou augmenter le potentiel des ressources.

On peut classer les ressources naturelles selon des critères variés, comme l'information et la possibilité d'exploitation, les caractéristiques temporelles et spatiales, ainsi que la propriété.

Renseignements et possibilités d'exploitation

D'après les renseignements dont on dispose et les possibilités d'exploitation, on distingue trois catégories de ressources naturelles : les ressources potentielles, conditionnelles et actuelles. Une ressource potentielle est celle dont on soupçonne l'existence, mais sur laquelle il manque encore des renseignements; une ressource conditionnelle est une ressource qui existe, mais dont les possibilités d'exploitation dépendent de certaines conditions; une ressource actuelle est une ressource remplissant toutes les conditions et qui est exploitée et procure des bénéfices. Une ressource passe du statut de « potentielle » à « actuelle » à mesure que les renseignements dont on dispose sur elle augmente et que les conditions nécessaires à son exploitation sont remplies. Cette transformation peut prendre beaucoup de temps, et tant qu'elle n'est pas terminée, la société n'en tire guère profit. Par exemple, une première information fournie par un levé géologique et géophysique (voir Arpentage) peut indiquer qu'une région particulière possède un potentiel minier. De l'information complémentaire peut laisser croire à l'existence d'un gisement, puis une exploration intensive et approfondie peut confirmer l'existence du gisement. Une ressource potentielle se transforme alors en une ressource conditionnelle. Des renseignements supplémentaires sont nécessaires pour déterminer l'importance et la qualité du gisement; puis d'autres conditions spécifiques doivent être remplies avant de lancer la production.

La première condition est de disposer de la technologie appropriée pour extraire le minerai et en faire un produit commercialisable. Ensuite, il faut déterminer si la production est économiquement viable, c'est-à-dire si les bénéfices économiques sont plus importants que les coûts, pour couvrir les risques financiers. À cette étape, on évalue les coûts de transport, de production et de traitement, selon les prévisions des prix du marché. Il faut aussi tenir compte des conditions politiques et légales commandées par des facteurs hors marché, et de l'importance relative que leur accordent les différents gouvernements.

Parmi les préoccupations récentes, on trouve la dégradation environnementale, les risques pour la santé et les recettes pour les gouvernements (voir Évaluation des répercussions sociales). Si ces conditions sont remplies, la production peut commencer, créant ainsi une ressource actuelle. Le processus est réversible. La ressource repasse du statut « actuelle » à « conditionnelle » si les conditions préliminaires à la production changent suffisamment pour rendre l'exploitation impossible.

Caractéristiques temporelles

Les ressources qui se régénèrent sur de courtes périodes (mois, années, décennies) ou qui ont une caractéristique de récurrence sont classées comme renouvelables. On classe l'eau, les végétaux et les animaux dans les ressources renouvelables; les potentialités de régénération se mesurent en mois dans le cas de l'eau, en années dans le cas des animaux et en décennies dans le cas de la forêt. Ces différences de temps nécessaire à la régénération posent divers problèmes d'exploitation.

De plus, le potentiel de régénération de certaines ressources renouvelables peut être partiellement ou complètement annulé par des modifications de l'habitat (comme l'effet de la pollution de l'eau sur le poisson), par l'exploitation jusqu'à l'extinction (comme la surexploitation de certains gibiers) ou par la destruction de l'habitat à cause de certaines techniques d'exploitation (comme l'érosion causée par le déboisement).

La plupart des ressources d'énergie renouvelables dépendent de processus atmosphériques récurrents, mais elles sont soumises à des cycles et à des changements périodiques, de sorte que le potentiel de régénération n'est pas toujours disponible. Le rayonnement solaire, par exemple, est renouvelable, dans le sens que, sauf sous de hautes latitudes, le soleil se lève et brille chaque jour, mais on ne bénéficie du rayonnement solaire que par intermittence, pas la nuit, mais le jour, et seulement par ciel clair et non couvert. De la même façon, le vent souffle seulement par intermittence. En fait, bien que ces deux ressources soient régulières et donc intéressantes comme sources d'énergie potentielles, elles posent des problèmes d'exploitation (voir Énergie solaire; Énergie éolienne).

Le grand avantage des ressources renouvelables est qu'on peut en profiter continuellement si on les exploite adéquatement, ce qui demande une connaissance approfondie des cycles de vie, la maîtrise de l'exploitation et la protection de l'habitat. Par exemple, après avoir découvert une population de poissons dans l'océan, on doit obtenir des détails sur son importance, son cycle de vie et ses aires de déplacement, même si la collecte des renseignements est difficile et demande beaucoup de temps. On a besoin de ces renseignements, car les poissons sont mobiles et appartiennent à tout le monde. Les quotas sont donc nécessaires pour garantir la reproduction de la population. L'établissement de certains quotas demande des renseignements détaillés sur la dynamique de la population, sur les caractéristiques de ses mouvements et de son habitat. Une exploitation irréfléchie peut faire passer une ressource du statut « renouvelable » au statut « non renouvelable » ou peut nécessiter des efforts intensifs de réhabilitation.

Les ressources non renouvelables sont celles qui ne peuvent se régénérer pendant un cycle de vie humaine. Les minéraux en sont le parfait exemple, mais il y en a d'autres aussi; la terre, par exemple, n'est pas exploitée à des fins commerciales comme les minéraux, mais, en fait, les terres cultivables du Canada ne peuvent pas augmenter, à moins d'assécher les marais. Le sol est aussi non renouvelable, puisqu'il se forme lentement et que certaines utilisations l'épuisent (p. ex., quand on le détruit pour construire des bâtiments ou aménager des routes). S'il est bien géré, le sol peut favoriser la production en biomasse pour de longues périodes.

Caractéristiques spatiales

Les deux aspects spatiaux des ressources qui influencent leur usage sont la mobilité et la concentration. L'air, l'eau et la faune sont des ressources mobiles. Comme ces ressources ont des aires de déplacement importantes et qu'elles sont soumises à de nombreux facteurs, la maîtrise de leur usage et de leur gestion est complexe. Elles peuvent traverser des limites de juridiction (p. ex. une frontière nationale ou provinciale) ou se déplacer dans une région sans juridiction spécifique (comme les océans). Les ressources concentrées comme les minéraux et les rivières occupent des espaces relativement restreints en comparaison des espaces occupés par les ressources dispersées comme les forêts et les terres agricoles. Le degré de concentration détermine souvent qu'une ressource est conditionnelle ou actuelle, car les coûts d'exploitation augmentent suivant la dispersion.

Propriété
Certaines ressources sont la propriété de personnes ou de sociétés (p. ex. les terres agricoles); d'autres appartiennent aux États et leurs droits d'exploitation sont accordés par le biais de permis (comme pour les forêts, l'eau et les minéraux). D'autres, qui habituellement sont désignées comme bien commun, n'appartiennent à personne (comme le poisson et les éléments atmosphériques). Les ressources de bien commun intéressent les exploitants et chacun essaie d'en tirer le maximum de profits, avec pour conséquence une possibilité de dégradation rapide et même d'épuisement de ces ressources. Cette catégorie de ressources soulève des problèmes particuliers de gestion. L'accès aux ressources communes par voie de propriété privée peut aussi être objet de controverses.

Colombie-Britannique

Elle possède des ressources riches et diversifiées. On note particulièrement les forêts de conifères de la côte et du centre, les gisements dispersés de métaux communs et les ressources de gaz naturel et de charbon de l'Est et du Nord-Est. La rivière de la Paix et le fleuve Columbia sont exploités pour l'hydroélectricité , et il reste encore un potentiel important, particulièrement dans le Nord (p. ex. dans les rivières Liard et Stikine). D'autres cours d'eau importants (le Fraser, la rivière Skeena) et beaucoup de plus petits sont des frayères à saumon, espèce qui, avec le hareng, le poisson de fond et les crustacés, alimente une importante industrie de la pêche.

Avec ses terres au profil montagneux et sa côte très étendue, la Colombie-Britannique fournit un habitat adéquat pour une faune diversifiée, des possibilités considérables pour diverses activités de plein air. On ne trouve de terres agricoles de grande qualité que dans la partie Sud-Ouest de la province et dans de petites vallées situées à l'intérieur.

Yukon, Nunavut et Territoires du Nord-Ouest

Ils couvrent près de 40 p. 100 du Canada et constituent la majeure partie du Nord canadien. Ils connaissent un climat hivernal rigoureux et de courts étés qui limitent la croissance des végétaux. Les parties orientales comportent la toundra; certaines montagnes sont couvertes de glace en permanence. Au sud de la limite forestière, surtout au Yukon et dans le bassin du Mackenzie, s'étendent de grandes régions de forêts peu productives. Malgré les limites posées par ces conditions environnementales, ces territoires abritent des populations importantes d'animaux terrestres et marins.

Ces animaux constituent une importante source de nourriture et de fourrure pour les autochtones. Beaucoup de zones spécifiques à caractéristique environnementale unique offrent des possibilités intéressantes pour les loisirs et la science. La majorité des ressources de base, particulièrement les minéraux, sont classées comme potentielles ou, au mieux, comme conditionnelles. Les ressources de métal commun sont exploitées dans des zones de l'Ouest, et les conditions géologiques laissent deviner l'existence d'un potentiel considérable. Une grande partie de l'attention se porte cependant sur l'exploration pour découvrir du pétrole dans le delta du Mackenzie, la mer de Beaufort et les îles arctiques du Nord-Ouest.

Alberta

La province est divisée en deux grandes régions géologiques, le bassin sédimentaire de l'Ouest et les montagnes Rocheuses. On trouve dans le sol du premier de grandes réserves de combustibles fossiles, comme le charbon, le pétrole et le gaz, alors que de grandes régions de terres agricoles de qualité supérieure couvrent la moitié Sud de la province. L'aridité limite la productivité agricole dans le Sud-Est. Les Rocheuses possèdent des réserves importantes de charbon. Les sources des rivières nombreuses et les paysages spectaculaires des montagnes et des lacs offrent des possibilités très intéressantes pour les activités de plein air. Les zones boisées qui traversent le centre de l'Alberta fournissent une ressource forestière modeste.

Les réserves de pétrole ordinaire de l'Alberta (du pétrole de faible viscosité qui monte naturellement à la surface) ont été largement exploitées et la production est en déclin. Il existe aussi des gisements très importants de pétrole lourd (trop visqueux pour monter à la surface sans avoir recours à des techniques) et de bitume dans les sables bitumineux. Ces importantes ressources conditionnelles de pétrole sont exploitées dans une certaine mesure, mais leur exploitation à grande échelle dépend des facteurs économiques et technologiques. Globalement, ces ressources font de l'Alberta le réservoir de combustibles du Canada.

Saskatchewan

Cette province tire ses ressources fondamentales d'une des zones les plus vastes de terres agricoles d'excellente qualité au Canada, d'un habitat productif et extensif pour la faune (surtout pour les oiseauz aquatiques), de gisements importants de potasse et d'uranium, et de réserves importantes de pétrole et de charbon. La Saskatchewan arrive au premier rang des provinces pour la production de blé au Canada et elle est aussi une productrice importante d'autres céréales.

Les zones de forêts boréale et mixte constituent une ressource de moindre importance. Après 1962, la Saskatchewan se classe, à l'échelle mondiale, au deuxième rang des producteurs et au premier rang des exportateurs de potasse. Les zones riches en uranium dans le Nord placent la province au deuxième rang des producteurs du Canada, tandis que le charbon de lignite dans le Sud-Est est largement exploité à ciel ouvert pour la production d'énergie thermique. La Saskatchewan partage avec l'Alberta une partie des champs de pétrole ordinaire et de pétrole lourd de Lloydminster.

Manitoba

Cette province possède des ressources mixtes, qui comprennent une diversité de minéraux métalliques, un potentiel d'énergie hydroélectrique et une région importante de terres agricoles de bonne qualité. On y extrait surtout du nickel, mais aussi du cuivre, du plomb, du zinc et des métaux précieux en quantités importantes. On exploite déjà le potentiel hydroélectrique de certaines rivières qui se déversent au nord (p. ex. la rivière Nelson); d'autres ont un grand potentiel à développer (p. ex. la rivière Churchill). La production de pétrole est actuellement réduite au Manitoba, mais une zone prometteuse d'hydrocarbure a été repérée le long de la frontière Sud. Les populations de poissons des lacs Winnipeg et Manitoba, des aires considérables d'habitat pour la faune et des ressources forestières locales importantes s'ajoutent à la diversité des ressources fondamentales de la province.

Ontario

Cette province constitue le marché le plus important au Canada pour les biens et services provenant des richesses naturelles. Toutefois, à part l'absence importante de combustibles fossiles, les ressources renouvelables et non renouvelables de la province sont importantes. La province arrive au troisième rang, après la Saskatchewan et l'Alberta, pour l'importance des zones classées terres agricoles; toutefois, le Sud de l'Ontario à lui seul possède plus de 50 p. 100 des terres agricoles de classe 1 du Canada qui, jouissant d'un climat favorable, fournissent des ressources essentielles pour des cultures variées et productives, et pour l'élevage. Dans le centre et le Nord de l'Ontario, la couverture forestière contribue au moins à 25 p. 100 du potentiel de coupe national et alimente une industrie forestière de grande envergure. La majorité des zones forestières les plus accessibles et de nombreux lacs et cours d'eau offrent des possibilités importantes pour les activités de plein air.

Les ressources d'eau exceptionnelles des Grands Lacs et du Fleuve Saint-Laurent offrent des voies de transport importantes, des sources d'hydroélectricité et des endroits récréatifs. L'Ontario n'a que peu de combustibles fossiles et ne possède que peu de minéraux industriels (sauf le sel); toutefois, le Nord de l'Ontario est un réservoir d'autres minéraux. La province vient en tête au Canada dans la production de nickel, d'uranium, de zinc, d'or et d'argent; elle est la deuxième, après la Colombie-Britannique, dans la production de cuivre.

Québec

Il possède les ressources hydroélectriques, exploitées et potentielles, les plus importantes du Canada. Beaucoup de cours d'eau qui descendent du bouclier canadien vers les basses-terres du Saint-Laurent et la Baie James ont été aménagés pour fournir une importante source d'énergie renouvelable qui compense le manque de combustibles fossiles.

Le Saint-Laurent constitue une voie de transport importante. Avec ses grandes étendues d'eau douce, ses lacs et ses rivières, le Québec offre d'importantes possibilités pour les activités de plein air et pour l'habitat faunique. Les terres agricoles de bonne qualité sont limitées, mais le Québec se classe au troisième rang, après la Colombie-Britannique et l'Ontario, pour la productivité des ses immenses forêts. Parmi ses richesses minérales, on trouve l'amiante, le fer, l'or et certains métaux communs.

Les provinces de l'Atlantique

Les provinces de l'Atlantique réunies couvrent une superficie inférieure à celle de chacune des six autres provinces, même en incluant la province de Terre-Neuve qui est relativement étendue. Une grande partie de cette région est constituée d'îles et de péninsules qui ont à leur portée le poisson et les ressources en crustacés du golfe du Saint-Laurent et du plateau continental du secteur occidental de l'Atlantique, là où l'industrie de la pêche est la plus importante au Canada (voir Eaux Littorales; Pêche; Industrie marine). Parmi les autres ressources renouvelables importantes on trouve aussi des forêts (surtout au Nouveau-Brunswick et à Terre-Neuve), des zones de terre productive relativement petites (l'Île-du-Prince-Édouard et la vallée de l'Annapolis en Nouvelle-Écosse) et des ressources hydroélectriques au Labrador et dans la baie de Fundy (voir Énergie marémotrice). La côte, très étendue, offre nombre de possibilités pour les activités de plein air en saison. On peut diviser la richesse minérale en deux secteurs : terrestre et maritime. Dans le secteur terrestre, on trouve une importante richesse de métaux communs dans le Nord du Nouveau-Brunswick, du fer à Terre-Neuve, de l'amiante et du sel en Nouvelle-Écosse. Les seules ressources de combustibles fossiles exploitées à terre sont des filons de charbon dans la région du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. Dans le secteur maritime, le plateau continental possède un important potentiel d'exploitation du pétrole (surtout au large de Terre-Neuve) et du gaz (au large de la Nouvelle-Écosse).

Développements et défis

Le développement économique du Canada repose sur une grande dotation en richesses naturelles diverses et importantes, la disponibilité de capitaux étrangers et l'accès aux marchés d'exportation (voir Investissment étranger). En comparaison avec d'autres pays, l'ampleur et la diversité des ressources potentielles constituent un avantage majeur pour le pays. Il existe d'importantes populations d'espèces sauvages et de poissons d'eau douce et de mer. Le Canada a un volume important de bois de conifères et une vaste superficie de terres agricoles. Ses réserves d'eau sont aussi plus importantes que dans la majorité des pays. En raison de la vaste étendue des terres et de la diversité des conditions géologiques, il reste encore à découvrir de nombreux gisements de divers minéraux au Canada. De plus, nombre de zones à caractéristiques environnementales particulières offrent des possibilités pour différentes activités récréatives, scientifiques et éducatives. Toutes ces ressources, sauf les minéraux, sont renouvelables.

Le Canada devra relever certains défis s'il veut continuer à profiter de ses ressources de base. On utilise de façon importante les ressources de meilleure qualité et facilement accessibles. Par exemple, les meilleures terres agricoles ont été cultivées pendant plusieurs décennies; le meilleur le bois a été coupé; les champs de pétrole d'accès facile ont dépassé le point maximum de leur productivité. On doit, par conséquent, veiller à maintenir la productivité de la terre, reboiser et trouver d'autres gisements de pétrole (voir Conservation des sols). Dans le cas des ressources renouvelables, il faudra faire des progrès significatifs dans la connaissance des principes qui gouvernent la croissance des végétaux pour qu'une politique de gestion des ressources à la fois de régénération et intensive remplace l'exploitation extensive. Dans les cas des ressources non renouvelables, on doit maintenir des programmes d'exploration active et développer de nouvelles technologies. Ces technologies sont nécessaires pour améliorer l'efficacité de l'utilisation et de l'exploitation des ressources, et pour travailler dans les zones qui sont relativement inaccessibles, avec des environnements hostiles, mais souvent fragiles (voir Nord).

Un autre défi réside dans une concurrence croissante entre diverses utilisations des ressources, à cause de l'accroissement de la population et des différentes possibilités d'utilisation, surtout à proximité des centres urbains. Une étendue boisée peut constituer un potentiel d'exploitation forestière ou d'exploitation minière, ou convenir à l'aménagement d'un parc ou d'une réserve faunique. Une zone de terre agricole de classe 1, située près d'un centre urbain, pourrait être utilisée pour l'agriculture, pour l'aménagement d'un aéroport ou pour la construction domiciliaire. Les conflits découlant de l'utilisation choisie des ressources augmentent, et si on veut en tirer un maximum de profits, on doit trouver des manières de résoudre ces conflits rapidement et raisonnablement. On doit surtout évaluer complètement les risques pour la santé humaine et la qualité de l'environnement, et établir des critères pour que les coûts soient acceptables et réalistes.

Enfin, si les ressources doivent continuer à alimenter substantiellement le développement de l'économie canadienne, elles doivent pouvoir être concurrentielles sur les marchés mondiaux. L'accès à ces marchés dépend du prix, de la qualité et de la fiabilité de l'approvisionnement. Certains aspects du marché de l'exportation, tels qu'un système de transport, doivent donc être particulièrement efficaces. Mais ce qui est peut-être le plus important, c'est, d'une part, le besoin d'un équilibre entre la compétitivité et, d'autre part, le maintien d'un niveau élevé de revenus, de services sociaux et de la qualité de l'environnement.


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