Arthur Roy Brown

Arthur Roy Brown, pilote de chasse et as de l’aviation, homme d’affaires, pionnier de l’aviation civile (né le 23 décembre 1893 à Carleton Place, en Ontario; décédé le 9 mars 1944 à Stouffville, en Ontario). On attribue à Arthur Roy Brown le mérite d’avoir abattu Manfred von Richthofen, l’as des as allemand de la Première Guerre mondiale, le célèbre « Baron rouge ». Cependant, il est aussi possible que Manfred von Richthofen ait été abattu par les tirs antiaériens terrestres de deux mitrailleurs australiens.

Arthur Roy Brown, pilote de chasse et as de l’aviation, homme d’affaires, pionnier de l’aviation civile (né le 23 décembre 1893 à Carleton Place, en Ontario; décédé le 9 mars 1944 à Stouffville, en Ontario). On attribue à Arthur Roy Brown le mérite d’avoir abattu Manfred von Richthofen, l’as des as allemand de la Première Guerre mondiale, le célèbre « Baron rouge ». Cependant, il est aussi possible que Manfred von Richthofen ait été abattu par les tirs antiaériens terrestres de deux mitrailleurs australiens.


Arthur Roy Brown
On attribue au pilote canadien Arthur Roy Brown le mérite d’avoir abattu Manfred von Richthofen, l’as allemand de la Première Guerre mondiale, le célèbre « Baron rouge ». 
(avec la permission de Howard Morton Brown/Bibliothèque et Archives Canada/C-002272)

Jeunesse

Arthur Roy Brown est l’un des cinq enfants (deux filles et trois garçons) de Mary Elizabeth Brown (née Flett) et de son mari James Morton Brown, propriétaire d’une minoterie et d’une compagnie d’électricité. Il fréquente l’école de Carleton Place, puis étudie la comptabilité dans une école de commerce d’Ottawa. Il est ensuite invité par un oncle à Edmonton, en Alberta, où il termine ses études secondaires. Pendant son séjour à Edmonton, il se lie d’amitié avec Wilfrid « Wop » May, qui deviendra lui aussi pilote. 

Première Guerre mondiale

Arthur Roy Brown revient à Carleton Place au cours de l’été 1915. Il demande à s’engager dans le Royal Naval Air Service (RNAS) de Grande-Bretagne, mais on l’informe qu’il doit d’abord obtenir une licence de pilote privé. L’école de pilotage canadienne la plus proche étant complète, il s’inscrit à la Wright School of Aeronautics de Dayton, dans l’Ohio. 

Arthur Roy Brown obtient son brevet de pilote le 13 novembre 1915. Il s’enrôle dans le RNAS et s’embarque pour la Grande-Bretagne. À son arrivée, il est envoyé au centre d’instruction du RNAS de Chingford, au nord-est de Londres, pour apprendre les rudiments du vol militaire et du largage de bombes.

Le 2 mai 1916, il s’écrase avec un avion d’entraînement. Il semble d’abord indemne, mais on découvre le lendemain qu’il a une vertèbre cassée, ce qui nécessite deux mois d’hospitalisation. Il est ensuite affecté à l’école de tir d’Eastchurch en septembre, avant de suivre un entraînement avancé en janvier 1917.

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Portrait d’Arthur Roy Brown dans son uniforme du RNAS, vers 1916.

(avec la permission de Howard Morton Brown/Bibliothèque et Archives Canada/C-002273)

Service actif

En mars 1917, Arthur Roy Brown est affecté au 9e escadron naval, qui effectue des patrouilles en Sopwith Pup le long de la côte belge. L’escadron a pour mission principale de défendre les navires de la Royal Navy. À nouveau blessé, Arthur Roy Brown n’est rétabli qu’en mai.

Il est ensuite affecté au 11e escadron naval, où il pilote divers avions Sopwith depuis l’aérodrome de la frontière près d’Ostende, en Belgique. Les vols allemands augmentent et les combats aériens, appelés « combats tournoyants », deviennent plus fréquents.

Premières victoires

Le 17 juillet 1917, Arthur Roy Brown remporte sa première victoire en abattant un Albatross DIII allemand. Promu lieutenant d’aviation, il remporte trois autres victoires. Elles ne sont cependant pas confirmées et ne font pas partie de son palmarès officiel.

À la mi-août, le 11e escadron est dissous et Arthur Roy Brown est affecté au 9e escadron. Il remporte sa deuxième victoire officielle le 3 septembre 1917, aux commandes d’un Sopwith Camel, et devient officiellement un as de l’aviation en abattant son cinquième avion ennemi le 13 octobre. Il remporte toutes les victoires suivantes aux commandes d’un Sopwith Camel.

Le 2 novembre, Arthur Roy Brown reçoit la Croix du service distingué (D.S.C.) pour ses victoires aériennes et pour avoir aidé un autre pilote attaqué par quatre avions allemands, alors que ses propres mitrailleuses étaient bloquées.

Le 1er avril 1918, le RNAS et le Royal Flying Corps fusionnent pour devenir la Royal Air Force (RAF). Le grade d’Arthur Roy Brown devient capitaine, et l’unité, rebaptisée 209e escadron, est transférée dans la région de la Somme. Quelques jours plus tard, il abat deux autres avions ennemis, ce qui porte son total à neuf. 

Le Baron rouge

Le matin du 21 avril 1918, Arthur Roy Brown et d’autres pilotes du 209e escadron participent à un combat aérien contre un escadron allemand comprenant l’as de l’aviation Manfred von Richthofen et son cousin, le pilote novice Wolfram von Richthofen. Le « Baron rouge » se lance à la poursuite du pilote canadien « Wop » May, qui talonne son cousin. 

Voyant que son ami May est en difficulté, Arthur Roy Brown prend en chasse le triplan Fokker rouge de Richthofen. À ce stade, l’as allemand a enfreint les trois règles fondamentales du combat aérien : ne jamais voler seul, à basse altitude ou au-dessus des lignes ennemies.

Arthur Roy Brown tire une longue rafale par l’arrière et sort d’un piqué prononcé pour éviter une collision. Le Fokker de Richthofen continue au-dessus du territoire allié et est la cible de tirs de soldats britanniques et australiens jusqu’à ce qu’il s’écrase dans un champ. Cela vaut à Arthur Roy Brown l’ajout d’une barrette à sa D.S.C. pour son travail depuis la première distinction, et notamment pour avoir abattu l’as allemand.

D’autres se targuent d’avoir abattu le Baron rouge, dont deux mitrailleurs australiens. Malgré tout, le mérite d’avoir abattu Richthofen revient officiellement à Arthur Roy Brown.

Arthur Roy Brown
Le combat tournoyant le plus connu de Brown a étéavec le baron allemand von Richtofen, un as du pilotage, qui a étéabattu soit par Brown soit par un tir antiaérien terrestre.
(courtesy Canadian War Museum)

Après-guerre

Arthur Roy Brown quitte la RAF le 1er août 1919 et rentre au Canada. Il occupe des postes de direction à l’Imperial Varnish and Colour Company de Toronto. Le 19 février 1920, il épouse Edythe Monypenny, la fille du président de l’entreprise. Le couple a deux filles et un fils. Arthur Roy Brown quitte l’entreprise en 1934 pour travailler à temps plein pour General Airways Limited, qu’il a fondée en 1928.

General Airways Limited est alors basée à Amos, au Québec. Elle est la première à offrir un service régulier toute l’année aux sociétés minières et aux collectivités éloignées du nord du Québec, de l’Ontario et du Manitoba. Arthur Roy Brown vend son entreprise lorsque le gouvernement fédéral se lance dans le transport aérien, et travaille pour la Stinson Aircraft Company de Detroit, au Michigan. 

Il tente de se joindre à l’ARC au début de la Deuxième Guerre mondiale, mais il est refusé. En 1943, il subit une lourde défaite lorsqu’il se présente au provincial pour le Parti libéral. Il travaille ensuite comme éditeur adjoint du magazine Canadian Aviation, mais il démissionne sur les conseils de son médecin. Il achète une ferme près de Stouffville, en Ontario.

Arthur Roy Brown meurt d’une crise cardiaque le 9 mars 1944, à l’âge de 50 ans. Il est d’abord enterré à Aurora, mais en 1955, sa veuve fait exhumer ses restes, avant de les faire incinérer et inhumer au cimetière Necropolis de Toronto. En 2016, une pierre tombale de style militaire est placée sur sa tombe.

Commémoration

En 2015, Arthur Roy Brown est intronisé au Temple de la renommée de l’aviation du Canada. Plusieurs hommages lui sont rendus à Carleton Place. Il s’agit notamment de la Roy Brown Society, une filiale de la Légion royale canadienne, d’une plaque de la Fondation du patrimoine ontarien, d’expositions dans deux musées locaux, d’un parc, d’une peinture murale représentant son combat aérien contre le Baron rouge et d’une statue de bronze au parc Lolly.