Jackie Richardson | l'Encyclopédie Canadienne

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Jackie Richardson

Jackie Richardson, actrice, chanteuse (née en 1947 à Donora, en Pennsylvanie). Jackie Richardson est une chanteuse et une actrice primée dont la carrière s’étend sur plus de cinquante ans. Elle a été surnommée la reine régnante canadienne du jazz, du blues et du gospel, et elle a reçu un prix Maple Blues pour l’ensemble de ses réalisations. Elle est également lauréate d’un prix Gemini et d’un Dora Award pour son travail d’actrice dans de nombreuses productions de comédies musicales, ainsi que dans des films et des séries télévisées. En 2014, le Toronto Star a nommé Jackie Richardson l’une des 180 personnes qui ont contribué à façonner la ville depuis sa fondation. Elle a été nommée membre honoraire de l’Ordre du Canada en 2021.

Jackie Richardson

Jeunesse

Jackie Richardson voit le jour dans une communauté rurale au sud de Pittsburgh, en Pennsylvanie. Elle déménage à Toronto avec ses parents et ses six frères et sœurs à l’âge de sept ans. Encouragée par ses grands-parents, elle commence à chanter à l’église en Pennsylvanie où son grand-père est diacre. Le père de Jackie, Garrett Richardson Sr, est un amateur de jazz et il chante dans un quatuor. À Toronto, Jackie se joint à son père pour chanter dans des clubs de jazz, avec ses propres aspirations de chanteuse.

Carrière musicale

Jackie Richardson fait ses débuts comme chanteuse professionnelle à l’âge de 16 ans lorsqu’elle se joint au groupe de R&B de Toronto The Tiaras, en compagnie de sa sœur Betty. Elle se joint au groupe en tant que chorégraphe jusqu’à ce que sa voix soit assez forte pour pouvoir chanter avec le groupe. Elle se produit par la suite en spectacle avec un groupe africain à l’Expo 67 de Montréal. Elle effectue ensuite une brève tournée dans une programmation du groupe de doo-wop américain The Platters. Elle devient également une chanteuse régulière dans les bases des Forces canadiennes, au Canada et dans le monde entier.

Tout au long de sa carrière, Jackie Richardson chante sur un certain nombre d’enregistrements à succès, incluant : Africville Suite (1996) de Joe Sealy, récipiendaire d’un prix Juno; What a Wonderful World: 26 Inspirational Classics (1999) de Anne Murray; Norm Amadio and Friends (2009) de Norm Amadio; l’enregistrement de Georgia (2012) de Peter Appleyard; Freedom for the Stallion (2015) de David Clayton-Thomas; et New York Story Duet (2016) de Micah Barnes. Jackie Robinson collabore également avec de nombreux artistes sur scène, y compris avec l’Orchestre symphonique de Toronto.

En 2003, Jackie Richardson lance son premier album, un mélange de jazz, de blues, et de gospel, intitulé Woman’s View Through a Child’s Eye. En 2004, elle reçoit le prix Maple Blues de la Toronto Blues Society pour l’ensemble de ses réalisations, ainsi que le prix South African Women for Women Friendship pour ses réalisations dans le domaine des arts.

Carrière d’actrice

En 1975, après que Jackie Robinson et sa fille se soient jointes à une troupe de théâtre communautaire, elle tombe en amour avec le jeu et décide de poursuivre une carrière en théâtre. L’un de ses premiers rôles est celui de Jenny Diver dans la production The Threepenny Opera, aux côtés de Salome Bey. Jackie Richardson joue par la suite dans de nombreuses productions à travers le Canada, incluant Ain’t Misbehavin’ (1985); Big Mama! The Willie Mae Thornton Story (1999, 2012, 2013); The Adventures of a Black Girl in Search of God (2003–2004, 2015); et Cookin’ at the Cookery: The Music and Times of Alberta Hunter (2003).

Pour son rôle principal dans Big Mama ! The Willie Mae Thornton Story, Jackie Richardson obtient une nomination pour le prix Betty Mitchell de la meilleure actrice dans un rôle principal, ainsi qu’une nomination pour le prix Jessie de 2001 de la meilleure interprétation féminine dans un rôle principal au petit théâtre. En 2004, elle remporte le Dora Award de la meilleure interprétation féminine dans un rôle principal en comédie musicale pour sa performance dans Cookin’ at the Cookery.

Jackie Richardson apparaît également dans de nombreuses productions télévisées et cinématographiques, incluant les téléfilm Turning to Stone (1985) qui lui vaut une nomination pour le prix Gemini de la meilleure actrice de soutien, et Sins of the Father (2002) qui lui vaut une nomination pour le prix NAACP Image de la meilleure actrice dans un téléfilm, une minisérie ou une émission dramatique spéciale. De 2005 à 2007, Jackie Richardson joue le personnage de Jazzmin dans la série musicale télévisée pour enfants The Doodlebops. Elle remporte également un prix Gemini en 2011 pour son rôle principal dans le téléfilm The Gospel According to the Blues (2010).

Engagement caritatif

Jackie Richardson a une passion pour la défense des droits de la personne et de la justice sociale. Elle participe à de nombreux événements caritatifs pour des organismes comme la Fondation Stephen Lewis, la Children’s Aid Foundation et le Nelson Mandela Children’s Fund, ainsi que pour différents organismes venant en aide à la communauté de Regent Park de Toronto. En 2010, Jackie Richardson participe à l’album World Jazz for Haiti (2010) au profit du fonds d’aide au séisme en Haïti, mis sur pied par la Croix-Rouge. Fervente partisane de l’éducation, elle organise une soirée-bénéfice en 2014 pour soutenir le fonds de bourses d’études Archie Alleyne, qui vient en aide aux jeunes musiciens.

Liens familiaux

La fille de Jackie Richardson, Kim Richardson, est devenue une chanteuse et artiste à succès. Elle remporte le prix Juno de la chanteuse la plus prometteuse (1986) et celui du meilleur enregistrement R&B/soul (1987) avant de s’établir à Montréal, où elle est une chanteuse de jazz et interprète de comédie musicale reconnue. Elle remporte le prix Génie de 2011 de la meilleure chanson originale pour sa chanson Waiting for Your Touch », de la bande sonore du film Funkytown. Elle collabore souvent avec sa mère.

Distinctions

  • Prix Blues with a Feeling, ensemble des réalisations, Maple Blues Awards (2004)
  • Meilleure interprétation féminine dans un rôle principal en comédie musicale (Cookin’ At The Cookery: The Music and Times of Alberta Hunter), Dora Awards (2004)
  • Prix South African Women for Women Friendship (2004)
  • Prix pour l’ensemble des réalisations, Canadian Actors’ Equity (2007)
  • Prix Canadian Black Achievement
  • Prix African Canadian Achievement
  • Meilleure actrice dans un rôle principal, téléfilm ou minisérie dramatique (The Gospel According to the Blues), prix Gemini (2011)
  • Prix d’excellence Dr. Martin Luther King, Jr., Black Theatre Workshop (2016)
  • Membre honoraire, Ordre du Canada (2021)