Family Compact

L’expression « Family Compact » est un surnom injurieux. Il est utilisé pour désigner le réseau d’hommes qui détenaient les leviers des pouvoirs législatif, administratif, économique, juridique et religieux au Haut-Canada (aujourd’hui l’Ontario) pendant la première moitié du 19e siècle. Les membres du Family Compact avaient généralement des opinions conservatrices et loyalistes. Ils s’opposaient ouvertement aux réformes démocratiques et au gouvernement responsable. Au milieu du 19e siècle, l’immigration, l’union du Haut-Canada et du Bas-Canada, de même que le travail de différents réformistes ont affaibli l’hégémonie du groupe. Au Bas-Canada, la clique du Château était l’équivalent du Family Compact.

L’expression « Family Compact » est un surnom injurieux. Il est utilisé pour désigner le réseau d’hommes qui détenaient les leviers des pouvoirs législatif, administratif, économique, juridique et religieux au Haut-Canada (aujourd’hui l’Ontario) pendant la première moitié du 19e siècle. Les membres du Family Compact avaient généralement des opinions conservatrices et loyalistes. Ils s’opposaient ouvertement aux réformes démocratiques et au gouvernement responsable. Au milieu du 19e siècle, l’immigration, l’union du Haut-Canada et du Bas-Canada, de même que le travail de différents réformistes ont affaibli l’hégémonie du groupe. Au Bas-Canada, la clique du Château était l’équivalent du Family Compact.


Bishop John Strachan


Rébellion de 1837

Le mouvement réformiste, qui se développe dans les années 1820 et 1830 en opposition au Family Compact, ne devient jamais aussi uni et homogène que son adversaire. Les réformistes ne s’entendent ni sur les changements à apporter ni sur les moyens d’y parvenir. Une des personnalités les mieux connues, et les plus extrémistes, est William Lyon Mackenzie. Il se radicalise à mesure que ses tentatives de réforme sont mises en échec. L’atmosphère de violence conservatrice et le déni de la démocratie parlementaire l’amènent à croire que seul un soulèvement pourra apporter des changements véritables dans la colonie. En décembre 1837, il dirige un petit soulèvement qui est rapidement vaincu par les milices loyalistes. (Voir aussi Taverne Montgomery; Rébellion du Haut-Canada; Rébellions de 1837-1838.)

Déclin du Family Compact

Une fois la rébellion du Haut-Canada vaincue, le premier ministre britannique envoie lord Durham enquêter sur ses causes. En 1839, celui-ci remet sonRapport sur la situation en Amérique du Nord britannique (le rapport Durham). Le rapport condamne le Family Compact et conduit à l’union du Haut et du Bas-Canada. (Voir Acte d’Union.) Disposant de moins de sièges dans le parlement unifié de la Province du Canada, le Family Compact devient moins puissant.

Dans les années 1840, les réformes politiques et une immigration accrue en provenance des îles britanniques ont pour effet de diluer l’influence du Family Compact. Des organisations créées par des immigrants, comme l’Ordre d’Orange, ébranlent le monopole autoproclamé du Family Compact en matière de loyalisme. L’industrialisation et le commerce créent une nouvelle classe bourgeoise; son influence empêche l’adoption de la structure de classes britannique. (Voir Industrialisation.) Les membres les plus avisés du Family Compact s’adaptent au changement et conservent une place importante dans la société. D’autres, moins dynamiques, voient lentement leur pouvoir s’éroder. À l’époque de la Confédération, beaucoup des personnalités dirigeantes du Canada ont des liens avec le Family Compact. Ce groupe, toutefois, n’occupe plus la position dominante d’autrefois.


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