Parflèche

Les parflèches sont des contenants faits de cuir brut qui étaient utilisés par les peuples autochtones des Plaines pour transporter leurs effets personnels durant leurs voyages de chasse, ou lorsqu’ils migraient d’un endroit à l’autre. Le cuir brut était également utilisé pour créer des peaux de tambours, des revêtements de tipi, des robes, des semelles de mocassins, ainsi que d’autres effets personnels. Les parflèches sont colorés et superbement ornés, et ils sont considérés autant comme une œuvre d’art qu’un outil pratique.

Les parflèches sont des contenants faits de cuir brut qui étaient utilisés par les peuples autochtones des Plaines pour transporter leurs effets personnels durant leurs voyages de chasse, ou lorsqu’ils migraient d’un endroit à l’autre. Le cuir brut était également utilisé pour créer des peaux de tambours, des revêtements de tipi, des robes, des semelles de mocassins, ainsi que d’autres effets personnels. Les parflèches sont colorés et superbement ornés, et ils sont considérés autant comme une œuvre d’art qu’un outil pratique.


Parflèche
Le parflèche était un sac léger en peau brute utilisépar les Autochtones des Plaines pour l'entreposage du pemmican. Il était souvent décoréde piquants de porc-épic.
Parflèche en cuir
Parflèche en cuir, vers 1930, Sud de l'Alberta, Kainai.

Qu’est-ce qu’un parflèche?

Le parflèche est une pièce de peau préparée qui se plie comme une enveloppe et qui sert à entreposer la viande séchée (pemmican) et d’autres aliments. Les sacoches, les contenants tubulaires servant de parures de tête et les petites pochettes pour effets personnels sont tous également faits de cuir brut léger et durable, ils sont souvent colorés, peints ou ornés de piquants de porc-épic et de figures géométriques.  

Rigide et durable, la peau non tannée du parflèche peut également être utilisée comme bouclier pour se protéger des flèches de l’ennemi. Le terme en lui-même démontre cette fonction : la première partie du mot « par » vient du verbe canadien-français parer qui veut dire « détourner de soi », et la deuxième partie du mot, flèche, désigne littéralement une flèche.

De quoi était fait le parflèche?

Les peuples autochtones des Plaines préparent le parflèche en trempant et nettoyant d’abord la peau dans l’eau. La peau est grattée à l’aide d’un couteau à désosser ou d’un outil semblable, afin de lui donner une épaisseur uniforme. Les peuples autochtones étirent la peau, la fixe au sol et la laissent ainsi pour la faire sécher. Après cette étape, la peau est façonnée de la façon désirée.

Les femmes peignent ou cousent des motifs sur la peau qui représentent leur héritage ou l’identité personnelle de celui à qui appartient le parflèche. Les figures peintes doivent être complétées alors que le cuir est humide afin que le pigment puisse être absorbé par la peau.

Préservation de la culture autochtone

Bien que le parflèche ne soit plus utilisé de nos jours, il demeure une partie importante de l’art et de la culture autochtone. Certains aînés et artistes cherchent activement à transmettre l’art de l’artisanat autochtone à leur génération suivante, tout en enseignant les traditions autochtones aux peuples non autochtones.

Des musées et des galeries d’art à travers l’Amérique du Nord et dans d’autres parties du monde préservent les parflèches faits avant la colonisation de l’ouest, alors que d’autres exposent l’art moderne du parflèche de divers artistes autochtones.