Richard E. Taylor

Richard Edward Taylor, C.C., physicien et enseignant (né le 2 novembre 1929 à Medicine Hat, en Alberta; décédé le 22 février 2018 à Stanford, en Californie).



Photograph of physicist Richard E. Taylor

Taylor won the Nobel Prize in Physics in 1990. Photo taken in 1967.


Richard Taylor compense l’isolement ressenti lorsqu’on grandit dans une petite ville des Prairies par son désir de « comprendre le monde ». La perte de trois doigts à l’âge de 14 ans lors d’une explosion au cours d’une expérience en chimie pourrait avoir engendré son intérêt pour la physique; cela, afin d’y comprendre davantage. Après son baccalauréat et sa maîtrise en sciences à l’Université de l’Alberta, il commence son doctorat à l’Université Stanford, mais il accepte de participer à la construction d’un accélérateur linéaire d’électrons au Laboratoire de l’Accélérateur Linéaire à Orsay, en France, avant même d’avoir terminé. Trois ans plus tard, il se joint pour une courte période à l’équipe du Lawrence Berkeley Laboratory en Californie, puis décide finalement de retourner à Stanford pour finir son doctorat et aider à la construction d’un accélérateur d’électrons souterrain sophistiqué de 3,2 km dans la vallée de Santa Clara.

Membre de l’équipe du nouveau Stanford Linear Accelerator Center, Richard Taylor devient professeur et directeur associé. Sa recherche lui permet d’obtenir au moins cinq doctorats honorifiques et plusieurs prix en science, dont un prix Nobel de Physique en 1990, qu’il partage avec Jerome I. Friedman et Henry W. Kendall. Grâce à l’accélérateur linéaire de Stanford, ils arrivent à faire éclater des protons, jusqu’alors la plus petite particule de matière connue. Ils démontrent qu’au lieu d’être uniformes, les protons se composent de minuscules particules discrètes. C’est la preuve que les « quarks » existent et qu’ils ne sont pas simplement une abstraction mathématique. Leurs expériences montrent aussi la présence de « gluons », des constituants électriquement neutres du proton qui « collent » les quarks ensemble. Le comité du prix Nobel a reconnu le travail de ces chercheurs et a affirmé qu’ils ont révélé une nouvelle étape dans l’histoire de la création.

Richard Taylor est nommé Compagnon de l’Ordre du Canada en 2005.