Zoo

Les zoos, également connus sous le nom de jardins zoologiques, sont des établissements où l’on expose des animaux sauvages et domestiqués à des fins d’éducation, de loisirs, de conservation et de recherche. Les zoos varient d’installations conventionnelles à forte densité d’occupation en animaux, jusqu’aux parcs ouverts et aux fermes à gibier. Ils peuvent incorporer des aquariums qui présentent des poissons et d’autres formes de vie aquatique. Au Canada, on compte 28 zoos accrédités, selon l’Association canadienne des jardins zoologiques et des aquariums. Le zoo le plus grand du Canada est le zoo de Toronto.

Les zoos, également connus sous le nom de jardins zoologiques, sont des établissements où l’on expose des animaux sauvages et domestiqués à des fins d’éducation, de loisirs, de conservation et de recherche. Les zoos varient d’installations conventionnelles à forte densité d’occupation en animaux, jusqu’aux parcs ouverts et aux fermes à gibier. Ils peuvent incorporer des aquariums qui présentent des poissons et d’autres formes de vie aquatique. Au Canada, on compte 28 zoos accrédités, selon l’Association canadienne des jardins zoologiques et des aquariums. Le zoo le plus grand du Canada est le zoo de Toronto.
Un orang-outan au Toronto Zoo

Histoire

Les gens ont toujours gardé des animaux en captivité. Les peuples nomades gardent seulement quelques espèces, mais avec l’émergence des sociétés sédentaires, les collections d’animaux deviennent plus importantes et plus courantes, par exemple en Égypte, en Assyrie et en Chine, entre 3000-1000 avant notre ère, et plus tard en Grèce et à Rome. Auguste César (de 63 avant notre ère à 14 de l’ère chrétienne) possède une ménagerie de plus de 3500 animaux vertébrés, une collection plus grande que n’importe quel zoo canadien. La célèbre ménagerie du souverain Aztèque Montezuma II (d’environ 1480 à 1520) emploie 600 gardiens. Lorsque les monarchies sont remplacées par des gouvernements parlementaires, plusieurs collections privées deviennent des zoos publics. Par exemple, la ménagerie de Louis XVI, à Versailles, est déménagée au Jardin des plantes (1794).

Un lion au Toronto Zoo

Objectifs

Les zoos privés donnent du prestige et du plaisir à leurs propriétaires et procurent du divertissement à leurs invités. Les premiers zoos publics mettent l’accent sur les loisirs, et ils servent plus tard les objectifs modernes d’éducation, de conservation et de recherche. Au cours de la première moitié du 20e siècle, les zoos tentent généralement de présenter une grande variété d’espèces dans des rangées de cages, ce qui donne aux inventaires d’animaux des allures de collections de timbres. La concentration d’espèces offre un large éventail de sujets d’études taxinomiques et, par sa diversité, un divertissement considérable aux spectateurs. Toutefois, cette façon de faire est devenue dépassée. Les zoos ont été repensés sur les bases d’une meilleure compréhension de la psychologie animale, des comportements et de l’appréciation de la faune. Les programmes d’éducation des zoos ont changé d’orientation pour améliorer l’écosystème, la biodiversité et la conscience environnementale.

Environnements des animaux

L’environnement artificiel d’un zoo doit répondre aux besoins physiques et psychologiques des animaux. Les enclos d’exposition doivent fournir aux animaux des moyens de s’isoler, de se mettre à l’abri des regards, de se camoufler, d’établir des hiérarchies, ainsi que des stimuli pour prévenir l’ennui et les comportements stéréotypés. La réduction de barrières évidentes (par exemple les barres et les clôtures) est importante. De nombreuses expositions modernes contiennent les animaux à l’aide de leurs limites physiques et comportementales, en utilisant des douves en eau, des douves sèches, des clôtures électriques, des zones lumineuses, et autres techniques. Des barrières de verre sont utilisées pour offrir une vue dégagée.

Les zoos sont également pourvus d’installations non exposées (par exemple des aires de mise bas, des aires de repos et des enclos de traitement) qui sont généralement équipées de télévisions en circuit fermé pour surveiller les comportements.

Programmes de conservation

Les zoos collaborent à divers programmes internationaux de conservation. Ils sont devenus producteurs de faunes et ne sont plus utilisateurs d’animaux sauvages comme par le passé. De nos jours, très peu d’animaux sont capturés dans la nature pour les zoos. La plupart des zoos gèrent de vastes programmes de sauvetage et d’orphelinats d’animaux. Les spécimens réhabilités sont retournés dans leur habitat naturel, ou sont exposés dans le zoo ou envoyés dans d’autres zoos.

Avec la diminution des habitats sauvages, d’innombrables espèces animales sont menacées de disparition ou sont éteintes. Les zoos assurent la reproduction de diverses espèces en captivité, et la survie de certaines espèces dépend maintenant de ces établissements. Il n’y a que relativement peu d’espèces pouvant être reproduites en captivité : seulement 9 % environ des espèces de mammifères connues ont eu des reproductions multigénérationnelles continues en captivité. Le Calgary Zoo et le Toronto Zoo ont établis des programmes de reproduction ex situ pour les grues blanches d’Amérique (Calgary), et les putois d’Amérique (Toronto) dans le cadre du Programme de rétablissement des espèces en danger de disparition du Service canadien de la faune et du US Department of the Interior. Les zoos assurent la reproduction des animaux de façon à protéger leur patrimoine génétique et pour permettre leur réintroduction in situ.

Les objectifs des jardins zoologiques sont maintenant axés sur la conservation générale, l’établissement de populations autosuffisantes, les programmes éducatifs spécialisés et la présentation de la faune dans son habitat naturel.

Gestion des zoos

Les zoos sont devenus des opérations complexes. Les composantes importantes d’un zoo incluent l’élevage, la recherche et le développement, l’éducation et l’interprétation, la médecine vétérinaire, les relations publiques, le financement, les services alimentaires, l’horticulture, l’entretien, la sécurité, la mise en marché, l’administration générale et les finances. Plusieurs zoos obtiennent des subventions municipales ou provinciales, mais le financement fédéral direct est moins courant. D’autres établissements fonctionnent commercialement; les actionnaires reçoivent des profits après la couverture des dépenses d’exploitation et des frais de développement. Généralement, les zoos bénéficient du soutien de sociétés zoologiques. Ces sociétés sont généralement des organismes bénévoles à but non lucratif exonérés de taxes; leur implication va de l’affiliation intéressée à l’autorité de gestion.

A Polar Bear at the Toronto Zoo

Zoos du Canada

Les plus importants jardins zoologiques sont situés dans les grandes villes. Le Andrew Downs’ Zoological Garden (1847-1867; 1869-1872) à Halifax a été le premier zoo au Canada. Le Riverdale Zoo de Toronto (1887-1974) le suit. Le Toronto Zoo, le plus grand zoo au Canada, ouvre ses portes en 1974. Parmi les autres zoos, on trouve le Assiniboine Park Zoo à Winnipeg (1905); le Calgary Zoo (1917); le Provincial Wildlife Park à Shubenacadie, en Nouvelle-Écosse (1947); le Vancouver Aquarium (1956); le Valley Zoo d’Edmonton (1959); l’Aquarium de Québec (1959); le African Lion Safari à Rockton, en Ontario (1969); le Parc Safari à Hemmingford, au Québec (1972); le Salmonier Nature Park, près de Holyrood à Terre-Neuve (1978); et le Ripley’s Aquarium of Canada, à Toronto (2013).

Les zoos canadiens qui sont maintenant fermés incluent le Stanley Park Zoo de Vancouver (1888-1997); le Moose Jaw Wild Animal Park (1929-1995); le Jardin Zoologique de Montréal (1957-2008); et l’Aquarium de Montréal (1967-1991).

Parmi les zoos canadiens, il y a des établissements très modestes et d’autres comptant plus de 3000 animaux de plus de 400 espèces (excluant les invertébrés). Les coûts très élevés reliés aux besoins en bâtiments durant la saison hivernale peuvent limiter le nombre d’espèces tropicales.

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