Importation

Les importations sont l'ensemble des biens et services achetés par les Canadiens à des résidants de pays étrangers. En 1996, elles totalisaient 331 milliards de dollars, soit 1,7 milliard de plus que toutes les recettes tirées de l'EXPORTATION.

Importation

Les importations sont l'ensemble des biens et services achetés par les Canadiens à des résidants de pays étrangers. En 1996, elles totalisaient 331 milliards de dollars, soit 1,7 milliard de plus que toutes les recettes tirées de l'EXPORTATION. Les importations sont l'ensemble des biens et services achetés par les Canadiens à des résidants de pays étrangers. En 1996, elles totalisaient 331 milliards de dollars, soit 1,7 milliard de plus que toutes les recettes tirées de l'exportation. Les importations se divisaient en trois principaux groupes : les marchandises, dont la valeur atteignait 233 milliards de dollars (70,3 p. 100), les services, dont la valeur se chiffrait à 48 milliards de dollars (14,6 p. 100), et les paiements relatifs aux prêts et placements étrangers au Canada, d'une valeur de 46 milliards de dollars (13,8 p. 100). (Les transferts unilatéraux, tels que l'aide extérieure fournie par le Canada, formaient le reste de cette catégorie, soit 4,1 milliards ou 1,2 p. 100.)

Marchandises

La part des importations canadiennes provenant des États-Unis s'est maintenue à environ 69 p. 100 pendant près de six décennies. En 1996, elle a augmenté à près de 76 p. 100, surtout à cause de l'accord de libre-échange intervenu entre le Canada et les États-Unis. Outre les États-Unis, les importations canadiennes ont des provenances très diverses, dont 8,7 p. 100, des pays de l'Union européenne, y compris le Royaume-Uni, 3 p. 100, du Japon, 2,6 p. 100, du Mexique, 2,1 p. 100, de la Chine, et environ 7,5 p. 100, de divers autres pays.

Comme dans le cas des exportations, les importations de marchandises sont dominées par les produits de l'automobile, qui représentent 22 p. 100 de toutes les marchandises achetées à l'étranger. L'importance de ce groupe, dont près de 84 p. 100 provient des États-Unis, est en grande partie imputable au Pacte de l'automobile de 1965 (voirACCORD CANADO-AMÉRICAIN SUR LES PRODUITS DE L'INDUSTRIE AUTOMOBILE). Le Japon est devenu le deuxième fournisseur des importations canadiennes dans ce secteur. La plupart des autres produits de l'automobile proviennent de l'Union européenne, du Mexique et de la Corée du Sud.

Une autre composante importante des importations, qui compte pour 33 p. 100 du total, est le matériel et l'outillage de toutes sortes : ordinateurs et autre matériel de bureau, machinerie industrielle, équipement électronique et de communication, avionnerie et autre matériel de transport, ainsi que des biens d'équipement divers. Une très forte proportion de ces produits provient des États-Unis, bien que le Japon et d'autres pays du Sud-Est asiatique soient des fournisseurs non négligeables, en particulier dans le domaine de l'équipement électronique, des machines de construction et du matériel et de l'outillage léger.

Le Canada achète aussi à l'étranger une vaste gamme de biens industriels (qui représentent 20,5 p. 100 de toutes les importations), y compris des métaux, des produits chimiques et des plastiques, ainsi que divers produits manufacturés. Des biens de consommation divers (11 p. 100), des produits alimentaires et des boissons (6 p. 100) et des produits énergétiques, surtout du pétrole (4 p. 100), forment le reste des importations.

Les importations ont augmenté à un rythme plus lent que les exportations au cours des dix dernières années, leur croissance s'établissant à un taux composé annuel de 7,8 p. 100. De cette expansion, 97 p. 100 sont attribuables à l'augmentation du volume des importations et seulement 3 p. 100, à la hausse des prix. Le groupe qui a connu, à partir de 1986, la croissance en volume la plus rapide avec une multiplication par dix, est celui des ordinateurs et autres matériels de bureau. Loin derrière, avec environ un doublement de volume durant cette décennie, on trouve les produits industriels, d'autre biens d'équipement et outillage de même que le pétrole brut.

Services

La majorité des services achetés à l'étranger par les Canadiens consiste en dépenses touristiques (32,5 p. 100 de l'ensemble des services), en paiements pour l'utilisation des services de transport étrangers (25,5 p. 100), en dépenses reliées à une gamme étendue de services commerciaux comme les frais de gestion et de technologie payés à la société mère par les filiales de sociétés étrangères au Canada, les redevances, les brevets et les marques de commerce, la location de films, les services financiers et la location de matériel (39,5 p. 100). Les paiements effectués par les gouvernements pour le personnel diplomatique et militaire en poste à l'étranger forment le reste des dépenses de services, soit 2,5 p. 100. Environ 70 p. 100 des frais de services commerciaux et 60 p. 100 des autres dépenses profitent aux États-Unis.

Revenus de placements

Le Canada a aussi recours aux capitaux étrangers et doit donc assumer les frais de service de ces emprunts au moyen d'importants décaissements annuels d'intérêts, de dividendes et d'autres frais divers payés aux créanciers étrangers. Les bénéfices non répartis des sociétés étrangères établies au Canada, qui sont réinvestis au pays, constituent aussi un paiement au titre des services de capitaux étrangers.

Le Canada est un emprunteur net international depuis de nombreuses décennies. Ces emprunts, faits par les gouvernements provinciaux et fédéral et les sociétés, ont été particulièrement lourds à la fin des années 80 et au début des années 90, si bien que le service de la dette atteignait en 1996 46 milliards de dollars. De cette somme, 74 p. 100 étaient constitués d'intérêts, 14 p. 100, de dividendes, le reste, soit 12 p. 100, étant des bénéfices réinvestis.

Voir aussiBALANCE DES PAIEMENTS; INVESTISSEMENT ÉTRANGER; LIBRE-ÉCHANGE; COMMERCE INTERNATIONAL.