Norman Wells

Norman Wells, ville des Territoires du Nord-Ouest, constituée en 1992 ; population 778 (recensement de 2016), 727 (recensement de 2011). La ville de Norman Wells est située sur la rive nord du fleuve Mackenzie, à 145 km au sud du cercle arctique et à 684 km à vol d’oiseau au nord-ouest de Yellowknife. C’est la première colonie des Territoires du Nord-Ouest créée uniquement en raison de l’exploitation d’une ressource non renouvelable. Elle doit son nom à Fort Norman (maintenant Tulita) situé à 85 km en amont sur le Mackenzie.



Les Dénés savent depuis longtemps que le pétrole remonte par percolation dans la région, tant et si bien qu’ils l’ont nommé Le Gohlini (« où est l’huile »). Imperial Oil entreprend d’y forer des puits dès 1919 et construit une petite raffinerie qui fonctionne jusqu’en 1925. L’extraction de radium au Grand lac de l’Ours (1933) et d’or à Yellowknife (1936) mène à la réouverture de la raffinerie et à la construction de nouvelles installations. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement des États-Unis craint que les Japonais n’attaquent les ressources de pétrole de la côte ouest. Pour cette raison, l’armée américaine dirige la construction de l’oléoduc Canol entre Norman Wells et Whitehorse, au Yukon. L’oléoduc est toutefois abandonné après la guerre. La construction de l’oléoduc de Norman Wells, reliant la ville au sud, s’achève au printemps 1985. La multinationale Embridge exploite désormais l’oléoduc, qu’elle appelle la « canalisation 21 ».

La raffinerie ferme en 1996, mais les champs pétrolifères de la région continuent de produire plus de 120 000 barils de pétrole par année. Le gaz naturel, sous-produit par l’extraction du pétrole, est ce qui alimente la ville en électricité.

Norman Wells
Les champs de pétrole et de gaz de la région produisent plus de 120 000 barils de pétrole brut par an (photo de J. Goddard/avec la permission du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest).

Norman Wells est aussi le principal centre de transport aérien et fluvial de la région. Une route d’hiver (de décembre à mars) relie la ville au réseau autoroutier principal. Celui-ci relie Wrigley, sur la route du Mackenzie, et le lac Colville, au nord de Norman Wells. L’industrie touristique de la ville comprend des pourvoiries pour les personnes s’attaquant à certains tronçons du tracé de l’oléoduc Canol, qui est désormais un sentier pédestre.

Les Got’ine du Sahtu constituent près du tiers de la population de Norman Wells. Ils continuent à ce jour d’exploiter leurs terres et les ressources de la région. L’entente sur la revendication territoriale globale des Dénis et Métis du Sahtu, en 1993, a confirmé le titre de propriété autochtone sur 41 437 km2 de terres, soit une superficie supérieure à celle de l’île de Vancouver.

 


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