One Big Union

Le 13 mars 1919, des délégués de la plupart des sections syndicales de l'Ouest canadien se réunissent à Calgary dans le cadre de la Western Labour Conference et proclament leur appui au bolchevisme et aux autres mouvements révolutionnaires de gauche.

One Big Union

Le 13 mars 1919, des délégués de la plupart des sections syndicales de l'Ouest canadien se réunissent à Calgary dans le cadre de la Western Labour Conference et proclament leur appui au bolchevisme et aux autres mouvements révolutionnaires de gauche. Ils décident de tenir un référendum auprès des syndiqués canadiens leur demandant s'ils veulent se séparer de la Fédération américaine du travail et du CONGRÈS DES MÉTIERS ET DU TRAVAIL DU CANADA pour former un SYNDICAT INDUSTRIEL RÉVOLUTIONNAIRE qui portera le nom de One Big Union (OBU). Le vote, tenu presque entièrement dans l'Ouest et pendant la GRÈVE GÉNÉRALE DE WINNIPEG, accorde un appui écrasant à la proposition, et l'OBU est lancé au début du mois de juin.

Des milliers de travailleurs y adhèrent, dont une bonne partie de la main-d'oeuvre des mines, du transport et de l'industrie du bois. À son apogée en 1920, l'OBU compte près de 50 000 membres, du Nord de l'Ontario jusqu'au Pacifique. Il compte aussi d'autres sections locales dans l'Est et le centre du Canada, et aux États-Unis. Le mouvement international des SYNDICATS DE MÉTIERS riposte avec l'appui des gouvernements, celui d'Ottawa surtout, et des employeurs. La contre-attaque s'avère particulièrement fructueuse lorsque des dissensions surviennent parmi les chefs de l'OBU au sujet de la ligne d'action et des tactiques. Même si en 1923 le syndicat ne compte plus que quelque 5000 membres, il sert d'exemple au SYNDICALISME INDUSTRIEL, qui connaîtra par la suite plus de succès. En 1956, il est intégré au CONGRÈS DU TRAVAIL DU CANADA.