Pêches au Canada : homards, crabes et crevettes

Au Canada, toutes les espèces de crustacés qui ont une valeur économique importante sont des décapodes, soit l’ordre de crustacés possédant cinq paires de pattes ambulatoires, notamment le homard, le crabe et la crevette. La valeur de production des pêches canadiennes repose principalement sur ces espèces. Dans certaines régions, surtout dans les provinces atlantiques, l’économie locale peut en dépendre presque entièrement. 

Au Canada, toutes les espèces de crustacés qui ont une valeur économique importante sont des décapodes, soit l’ordre de crustacés possédant cinq paires de pattes ambulatoires, notamment le homard, le crabe et la crevette. La valeur de production des pêches canadiennes repose principalement sur ces espèces. Dans certaines régions, surtout dans les provinces atlantiques, l’économie locale peut en dépendre presque entièrement. 


Homard

Les crustacés, généralement aquatiques, sont des invertébrés  à corps segmenté et à appendices articulés, pourvus d’un exosquelette et de deux paires d’antennes. Le homard d’Amérique (Homarus americanus) est la plus précieuse de ces ressources. On peut livrer du homard  fraîchement capturé à divers endroits en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. On peut aussi le garder dans des viviers en attendant la recrudescence de la demande et des prix. Un très faible pourcentage de la pêche est cuit, mis en conserve ou congelé.

Dans certaines localités du golfe du Saint-Laurent, il y a des pêches spéciales pour le homard de conserverie, qui est légèrement plus petit que le homard de taille commerciale et qui peut être vendu autrement, malgré son nom. La pêche au homard de conserverie se pratique à grande échelle à l’île du Prince Édouard.

En 2018, les débarquements de homard sur la côte atlantique dépassent les 97 000 tonnes pour une valeur de 1,4 milliard de dollars, soit plus du double de celle des industries du crabe  et de la crevette  combinées. Sur la côte Est, la pêche du crabe des neiges (Chionoecetes opilio) est la plus lucrative (valant presque 748 millions de dollars). La crevette, quant à elle, vaut 365 millions de dollars au débarquement la même année.

Le saviez-vous?
Sur la côte Est, l’effondrement des stocks de morue entraîne le moratoire sur la pêche à la morue de 1992. Le crabe des neiges et le homard deviennent alors le produit principal de l’industrie de la pêche de la région. Au début des années 2000, les scientifiques commencent à sonner l’alarme : les stocks de crabes des neiges montrent des signes de déclin. En 2017, le ministère des Pêches et des Océans annonce que la population de crabe des neiges a diminué de plus de 80 % en moins de quatre ans.

 

Dans les eaux de la Colombie-Britannique, la pêche aux crustacés comme le crabe maître (Cancer magister) est la plus lucrative (valant 64 millions de dollars en 2018), suivie de la pêche à la crevette (44 millions de dollars).

En raison du caractère saisonnier et imprévisible des pêches, l’aquaculture  des espèces recherchées constitue une perspective intéressante. Toutefois, aucun crustacé ne fait l’objet d’un élevage commercial au Canada, à l’exception de l’écrevisse, dont l’élevage est pratiqué à petite échelle en Colombie-Britannique.

 


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