Steve MacLean

Steven Glenwood MacLean, fellow de la Société géographique royale du Canada, physicien, astronaute (né le 14 décembre 1954 à Ottawa, en Ontario). Steve MacLean compte parmi les premiers astronautes recrutés au Canada et devient, en 1992, le troisième Canadien à aller dans l’espace. Lors de sa deuxième mission dans l’espace, en 2006, il devient le premier Canadien à manœuvrer le bras robotique Canadarm2 et le deuxième à effectuer une sortie dans l’espace, après Chris Hadfield. De plus, il contribue aux programmes spatiaux du Canada à titre de directeur général du Programme des astronautes canadiens, de 1994 à 1996, et à titre de président de l’Agence spatiale canadienne, de 2008 à 2013.

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Photo prise le 28 septembre 2005.

Jeunesse et formation

Enfant, Steve MacLean se découvre un intérêt pour la science en écoutant à la télévision les lancements et les atterrissages de navettes spatiales par la NASA dans le cadre des programmes spatiaux Gemini et Apollo pendant les années 1960 et au début des années 1970. Parmi les héros de sa jeunesse, il compte John Young, qui a participé aux deux programmes. Toutefois, puisque le Canada ne possède pas de programme spatial à l’époque, Steve MacLean n’envisage pas d’avenir en tant qu’astronaute.

Il fréquente l’école primaire et l’école secondaire à Ottawa avant de déménager à Toronto pour poursuivre ses études à l’Université York, où il obtient un baccalauréat ès sciences (1977) et un doctorat (1983) en physique. Au milieu des années 1970, il travaille sur le campus en administration des activités sportives et aux relations publiques en plus de participer à des compétitions internationales en tant que membre de l’équipe canadienne de gymnastique de 1976 à 1977 (voir aussi Gymnastique).

La recherche de Steve MacLean est axée sur l’optoélectronique, la fluorescence des particules et des cristaux induite par laser, et la spectroscopie au laser à multiphotons. Il enseigne à temps partiel à l’Université York de 1980 à 1983 avant d’entreprendre des recherches postdoctorales à l’Université Stanford sous la direction d’A. L. Schawlow, un physicien spécialiste du laser de renom et récipiendaire du prix Nobel.

Carrière d’astronaute

En 1983, alors qu’il travaille à l’Université Stanford, Steve MacLean est encouragé par un collègue à soumettre sa candidature à la première campagne de recrutement du Programme des astronautes canadiens. À la fin de l’année, il se trouve parmi les six Canadiens sélectionnés qui composent le premier groupe d’astronautes du pays. Il est formé comme spécialiste de charge utile, un rôle responsable d’améliorer l’efficacité du bras canadien, le bras robotique utilisé sur la navette spatiale Columbia.

Lors de la mission STS‑52, menée du 22 octobre au 1er novembre 1992, il se trouve à bord de la navette spatiale Columbia, devenant ainsi le troisième Canadien à aller dans l’espace. Pendant cette mission, il met à l’essai le premier prototype en vol du système de vision spatiale (SVS), un système de télévisualisation informatisé destiné à contrôler les opérations du bras canadien. Il réalise également une série d’expériences dans le cadre de CANEX‑2, lesquelles sont axées sur la technologie spatiale, la science de l’espace, le traitement des matériaux et les sciences de la vie.

L'astronaute canadien Steve MacLean \u00e0 un hublot de la partie arri\u00e8re de la navette spatiale Columbia pendant la mission STS-52 qui a eu lieu du 22 octobre au 1er novembre 1992.

De 1993 à 1994, Steve MacLean exerce les fonctions de conseiller scientifique en chef de la Station spatiale internationale (SSI), puis il agit à titre de directeur général du Programme des astronautes canadiens pendant deux ans. En 1996, il suit une formation pour devenir spécialiste de mission tout en occupant divers postes à la NASA. Après la catastrophe de la navette spatiale Columbia en 2003, qui coûte la vie aux sept membres de l’équipage lorsque la navette se désintègre en rentrant dans l’atmosphère terrestre, il exerce le rôle d’agent d’aide et de personne-ressource auprès de la famille d’un des membres de l’équipage, l’astronaute israélien Ilan Ramon. Il apporte son appui à la famille de son défunt collègue à la suite de la tragédie. Il travaille également sur divers projets à la NASA dans le but d’assurer la sécurité de l’équipage et la sûreté des navettes en vue de la prochaine mission spatiale de l’agence. Il occupe notamment le poste de responsable technique de la perche d’inspection Orbiter Boom Sensor System (OBSS), une perche d’extension de 15 m munie de caméras et de lasers qui peut être fixée au bras canadien et permet aux astronautes d’examiner la navette dans l’espace pour y déceler tout dommage.

En septembre 2006, Steve MacLean s’envole pour une deuxième fois dans l’espace, cette fois-ci en tant que spécialiste de mission sur la navette Atlantis. L’objectif de la mission STS‑115 est de terminer la construction de la SSI, qui a été retardée de quatre ans. L’équipage utilise la perche d’inspection OBSS pour repérer des dommages sur la navette Atlantis avant d’accoster la SSI et d’entreprendre le vol de retour. Au cours de cette mission, Steve MacLean devient le premier Canadien à manœuvrer le Canadarm2 dans l’espace et le deuxième à effectuer une sortie dans l’espace, après Chris Hadfield.

Le 13 septembre 2006, l'astronaute canadien Steve Maclean r\u00e9alise sa toute premi\u00e8re sortie spatiale et prend une pause pour saluer la cam\u00e9ra.

Fin de carrière

Steve MacLean est nommé président de l’Agence spatiale canadienne en septembre 2008. Il occupe ce poste pendant près de cinq ans avant de démissionner en juin 2013 pour se joindre à Quantum Valley Investments (QVI), une entreprise privée cofondée par Mike Lazaridis dont l’objectif est de financer les innovations en physique quantique. Actuellement, il siège au comité consultatif scientifique de QVI et est un membre associé du corps enseignant à l’Institut d’informatique quantique de l’Université de Waterloo.

Distinctions

L’école publique Steve MacLean à Gloucester, en banlieue d’Ottawa, porte le nom de l’astronaute, qui assiste à la cérémonie d’ouverture en 2006, au cours de laquelle il s’adresse aux élèves. Il détient par ailleurs plusieurs autres distinctions :

  • Doctorat honorifique, Collège militaire royal de Saint-Jean (1993)
  • Docteur honorifique ès sciences, Université York (1993)
  • Docteur honorifique ès sciences, Université Acadia (1993)
  • Médaille canadienne du service méritoire (1994)
  • Doctorat honorifique, Institut national de la recherche scientifique (2013)
  • Médaille d’or, Société géographique royale du Canada (2014)
  • Fellow honorifique, Société géographique royale du Canada (2014)

Liens externes