Marc Garneau

Marc Garneau, C.C., astronaute, officier, ingénieur et homme politique (né le 23 février 1949 à Québec, au Québec).

Marc Garneau, président de l
Marc Garneau fut nommé président de l'Agence spatiale canadienne en 2001 (avec la permission de l'Agence spatiale canadienne).
navette endeavour
la navette Endeavour; avec à son bord l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Marc Garneau (avec la permission de NASA).
Marc Garneau
L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Marc Garneau; spécialiste de mission (STS-97); commande le Canadarm à bord d'Endeavour (le télémanipulateur de la navette - RMS).

Marc Garneau, C.C., astronaute, officier, ingénieur et homme politique (né le 23 février 1949 à Québec, au Québec). Marc Garneau s’est démarqué dans trois postes de domaines distincts. Comme officier de marine pour les Forces armées canadiennes, il a été ingénieur des systèmes de combat pendant dix ans. Comme astronaute, en 1984, il a été le premier Canadien à aller dans l’espace et, de 2001 à 2005, le président de l’Agence spatiale canadienne. Comme politicien fédéral, il a été chef parlementaire libéral et ministre des Transports.

Éducation et formation

Marc Garneau fait ses études primaires et secondaires à Québec et à Saint-Jean, au Québec. Ensuite, il poursuit ses études au Collège Militaire Royal du Canada (CMR) de Kingston, en Ontario, afin de préparer un baccalauréat en génie physique qu’il décroche en 1970. Il fréquente l’Imperial College of Science and Technology de Londres, où il obtient un doctorat en génie électrique. Au cours des années 1982 et 1983, Marc Garneau étudie au Collège d’état-major et de commandement des Forces canadiennes, à Toronto.

Officier de marine

Officier de marine dans les Forces canadiennes, il occupe les fonctions d’ingénieur des systèmes de combat pendant 10 années, et il conçoit un simulateur permettant aux officiers de s’entraîner à l’utilisation des systèmes de missiles des destroyers de la classe Tribal. Il collabore également à la mise au point d’une cible remorquée par avion servant à évaluer la précision de tir de l’artillerie navale. Promu au grade de commandant en 1982, Marc Garneau est muté à Ottawa, où il est reconnu comme une autorité en conception d’équipements et de systèmes électroniques de combat.

Premier Canadien dans l’espace

En décembre 1983, Marc Garneau est sélectionné pour faire partie d’un premier groupe de six astronautes canadiens. Il est alors détaché du ministère de la Défense nationale pour entamer son entraînement d’astronaute. Quelques mois plus tard, il est désigné pour participer à la mission STS-41G de la navette américaine Challenger en tant que spécialiste des charges utiles (du 5 au 13 octobre 1984). Avec l’astronaute de relève, le docteur Robert Thirsk, il s’entraîne pour cette mission qui comporte des expériences préparées par cinq chercheurs canadiens. C’est au cours de ce vol que Marc Garneau effectue les premiers tests du système de vision spatiale conçu pour donner des yeux au bras manipulateur de la navette, le bras spatial canadien.

NASA

En 1989, le Parlement canadien adopte une loi créant l’Agence spatiale canadienne (ASC), pour coordonner toutes les activités spatiales du pays. Marc Garneau quitte alors la Marine pour se consacrer entièrement à sa carrière d’astronaute. Il est directeur adjoint du Programme des astronautes canadiens de 1989 à 1992 et, à ce titre, il assure un soutien technique lors de la préparation d’expériences destinées aux missions canadiennes.

En juillet 1992, Marc Garneau est sélectionné par la NASA pour suivre l’entraînement d’astronaute spécialiste de mission au Johnson Space Center (Houston, Texas). Après une année d’entraînement rigoureux, il est en mesure de commander les systèmes de l’orbiteur, dont le bras spatial canadien souvent employé pour déployer et récupérer des charges utiles en orbite. Il est aussi entraîné pour exécuter des activités extravéhiculaires (EVA).

La NASA confie à Marc Garneau les fonctions de CAPCOM (communication vocale avec l’équipage de la navette). Il est le premier astronaute non américain à assumer cette fonction. Vétéran avec trois missions à son actif (STS-41G, avec la navette Challenger en 1984, STS-77, à bord de la navette Endeavour en 1996, et STS-97, également à bord de la navette Endeavour en 2000), Marc Garneau cumule plus de 677 heures dans l’espace. En tant que spécialiste de mission de STS-77, il participe à l’expérience principale de cette mission, le four commercial à zone flottante, et il récupère le satellite Spartan sur son orbite à l’aide du Canadarm. Il effectue également trois expériences pour l’unité aquatique de recherche du Canada et deux expériences conçues par des étudiants canadiens. STS-97 est la quatrième mission américaine d’assemblage pour la Station spatiale internationale (SSI). Un des buts de cette mission est de livrer les premiers réseaux solaires américains, ce qui comprend le transport et l’assemblage de panneaux solaires et de batteries dans l’espace.

En février 2001, Marc Garneau est nommé premier vice-président de l’ASC, dont il devient président en novembre de la même année. Il quitte ce poste le 28 novembre 2005 afin de se présenter comme candidat aux élections fédérales.

Carrière politique

Aux élections fédérales de 2006, Marc Garneau est le candidat libéral de la circonscription Vaudreuil−Soulanges, à l’ouest du Québec, mais il est battu par Meili Faille du Bloc Québécois. Toutefois, en 2008, il est élu par 9 000 voix dans la circonscription Westmount−Ville‑Marie à Montréal. Marc Garneau est un député intelligent et très travaillant, et malgré son manque d’expérience en politique, il est l’un des principaux députés du caucus du Québec sous Michael Ignatieff. Au terme des élections de 2011, les libéraux connaissent leur plus petite représentation à la Chambre des communes, n’occupant plus que 34 sièges. Bien que Michael Ignatieff ait perdu dans sa circonscription (et se soit ensuite retiré de la chefferie du parti), Marc Garneau conserve son siège. Il devient le chef parlementaire libéral, responsable des tactiques et des stratégies de son parti dans la Chambre des communes.

En 2012, Marc Garneau quitte la chefferie parlementaire pour se lancer dans la course à la chefferie du Parti libéral. Cependant, il abandonne cette dernière en mars 2013, soit un mois avant le congrès, affirmant qu’il n’a aucune chance contre Justin Trudeau (qui gagnera en effet la course). Marc Garneau est réélu au Parlement en 2015 alors que les libéraux sont majoritaires. Peu de temps après, il est nommé ministre des Transports au Cabinet de M. Trudeau.

Prix et distinctions (liste non exhaustive)

Officier de l’Ordre du Canada (1984)

Médaille pour service exceptionnel de la NASA (1997)

Médaille du jubilé de la Reine (2002)

Compagnon de l’Ordre du Canada (2003)

Recteur de l’Université Carleton (2003‑2008)

Médaille d’or du Conseil canadien des ingénieurs (2006)

Intronisé au Temple de la renommée de l’aviation canadienne (2008)


Lecture supplémentaire

  • Lydia Dotto, Canada in Space (1987) and The Astronauts - Canada's Voyageurs in Space (1993).

Liens externes