Jim Watson

Jim Watson, animateur de télévision, homme politique et maire d’Ottawa de 1997 à 2000 et de 2010 à aujourd’hui (né le 30 juillet 1961 à Montréal, Québec). Jim Watson a quitté et est revenu à la politique plusieurs fois depuis sa première élection comme conseiller municipal d’Ottawa en 1991. Il a aussi été député du parlement provincial d’Ontario et ministre du cabinet libéral provincial. Il accomplit actuellement son troisième mandat à la mairie d’Ottawa.

Jim Watson
L'homme politique Jim Watson fait un discours pendant son mandat de député \u00e0 l'assemblée législative d'Ontario.

Jeunesse

Jim Watson naît à Montréal de son père Bev et sa mère Frances Watson. Il grandit à Lachute, au Québec, avec ses parents et sa grande sœur Jayne, et ils y vivent jusqu’en 1976.

Bien que Jim Watson soit naturellement doué pour la politique, celle-ci ne fait pas partie de ses projets de jeunesse. « À un certain moment, je devais devenir un pasteur, dit-il. Quand j’étais enfant, mon père était surintendant de notre école du dimanche [presbytérienne]. J’ai fréquenté l’école du dimanche, et j’ai été influencé par notre pasteur. » Jim Watson abandonne ce choix de carrière, dit-il en riant, parce qu’il « n’aimait pas vraiment se lever tôt le dimanche ».

Jeune garçon, à Lachute, Jim Watson rêve de devenir reporter pour un journal. Il lance son propre journal et s’achète même une petite presse à imprimer. Plus tard, adolescent, vivant à Toronto, il contacte une station de télévision par câble locale et propose d’organiser une émission jeunesse. « Une semaine plus tard, ils m’ont appelé et m’ont dit : “Bien sûr.” Je suppose que la barre n’était pas très haute ! Et au lieu d’inviter à l’émission, par exemple, le bibliothécaire ou le chef de la police, je recevais des célébrités – j’ai eu Al Waxman, Mr. Dressup, Arnold Palmer », raconte-t-il.

En 1980, il déménage à Ottawa pour entreprendre son baccalauréat ès arts en communications, et obtient son diplôme de l’Université Carleton en 1983, avec le projet de devenir reporter de journal. Après des centaines de lettres de refus, Jim Watson commence plutôt à travailler comme agent d’information au ministère fédéral des Approvisionnements et Services. Par la suite, il travaille au bureaux du Président de la Chambre des communes, et du ministre des Sports fédéral Otto Jelinek.

Conseil municipal d’Ottawa

En 1991, Jim Watson est élu conseiller municipal d’Ottawa dans le quartier Capitale, après une campagne dirigée contre ce qu’il appelle les volte-face du conseil, les augmentations de taxes et les coupes dans les services. Il se fait rapidement connaître comme un conservateur en matière fiscale, harcelant le maire Jacquelin Holzman au sujet de plusieurs dépenses qu’il n’approuve pas.

Le conseiller débutant marque un bon point durant son premier mandat en faisant équipe avec son collègue Peter Hume pour sauver de la démolition et restaurer le Cattle Castle, un édifice patrimonial situé dans le parc Lansdowne. Le Cattle Castle est aujourd’hui considéré comme un des joyaux du nouveau complexe sportif et récréatif du parc Lansdowne, et il accueille des événements communautaires tout au long de l’année.

Jim Watson attire beaucoup d’attention sur lui quand il s’oppose à ce que les groupes rock Guns N’ Roses et Metallica soient autorisés à donner un concert à Lansdowne. Âgé de seulement 30 ans, il s’attire le sobriquet de « veteran old fogie » (vieux vétéran grincheux) parce qu’il rejette les assouplissements au règlement municipal sur le bruit après 23 h demandés par les organisateurs du concert. Toutefois, les pressions du public l’emportent sur le règlement, et les groupes sont autorisés à jouer – bien que le concert soit annulé par la suite, pour des raisons entièrement indépendantes.

En 1994, Jim Watson remporte facilement son deuxième mandat au conseil.

Premier mandat à la mairie

Trois ans plus tard, ayant acquis la réputation de réussir ce qu’il entreprend, Jim Watson devient, à 36 ans, le plus jeune maire de la ville. Il est élu avec 82 % du vote populaire. Il a remporté la course en faisant une promesse inhabituelle, celle de mettre fin à la nécessité de son propre poste ; il consolide ainsi son rôle de joueur clé dans le projet de fusionner Ottawa avec les municipalités environnantes.

Mais contre toute attente, avant les élections municipales de la nouvelle ville fusionnée, en 2000, Jim Watson quitte prématurément son poste de maire, ayant décidé de ne pas se représenter. Jim Watson affirme qu’il a besoin de changement, mais plusieurs croient plutôt qu’il est influencé par les sondages, qui indiquent que son adversaire Bob Chiarelli se dirige vers une victoire.

Carrière hors politique

Peu après, Jim Watson est nommé président et chef de l’exécutif de la Commission canadienne du tourisme, une société d’État fédérale. Il quitte rapidement cet emploi pour un poste de co-présentateur à la station de télévision locale NewRO. Il publie également une chronique hebdomadaire dans le journal Ottawa Citizen. Mais la politique l’appelle à nouveau et il abandonne ses contrats dans le monde des médias, amenant des critiques à affirmer qu’il ne sait pas tenir ses engagements.

Politique provinciale

En raison de son conservatisme fiscal, beaucoup d’observateurs croient que Jim Watson serait à sa place dans le parti conservateur, mais il se lance plutôt en politique provinciale sous la bannière libérale. En 2003, il est élu à la législature d’Ontario dans le comté d’Ottawa West-Nepean et il est immédiatement appelé dans le cabinet libéral en tant que ministre des Services aux consommateurs et aux entreprises. Deux ans plus tard, il est le premier à occuper le poste de ministre de la Promotion de la santé, et il parvient à mettre en place la Loi favorisant un Ontario sans fumée.

Réélu député en 2007, il est promu ministre des Affaires municipales et du Logement, et l’année suivante il signe une importante entente fédérale provinciale sur le logement. Une fois de plus, Jim Watson ne complète pas son mandat, quittant la politique provinciale pour tenter de revenir à ses premières amours – la mairie d’Ottawa.

Retour à la mairie

En 2010, Jim Watson se présente contre le maire sortant Larry O’Brien, qui a passé quatre années très difficiles à ce poste. Comme prévu, Jim Watson l’emporte, maintenant son record de carrière politique sans défaite électorale. Il remet de l’ordre dans le bureau du maire, qui avait été chaotique sous l’administration de O’Brien.

En 2014, Jim Watson est réélu avec peu d’opposition, remportant 76 % des voix, bien plus que les 49 % obtenus en 2010.

Réputation et états de service

Depuis 2010, le passage à la mairie de Jim Watson a été marqué par le développement ininterrompu du train sur rail léger d’Ottawa, le réaménagement du parc Lansdowne et sa promesse de maintenir les augmentations de taxes sous le niveau de l’inflation. Connu pour assister à tous les événements communautaires et charitables de la ville, Jim Watson y consacre la plus grande partie de ses temps libres. Il est aussi un utilisateur assidu des médias sociaux.

« Je ne suis sans doute pas la personne la plus excitante ou dynamique, et cela se reflète dans ma personnalité, dit-il. Le maire n’a pas besoin d’être un “cheerleader” ou la personne la plus dynamique dans la pièce. […] Il y a une différence entre être dynamique et être accessible. Le maire doit quitter le cocon de l’hôtel de ville et être accessibles aux électeurs. Je n’aime pas ces politiciens d’année bissextile qui se présentent aux électeurs une fois par année. J’ai toujours fait campagne entre les élections, cela permet d’atteindre les électeurs quand ils sont moins méfiants. J’espère diminuer leur cynisme. »

Homme affable, Jim Watson a aussi la réputation d’être un maire contrôlant, très désireux de garder les membres de son conseil alignés sur son agenda, parfois en limitant les débats publics. En outre, il ne craint pas de croiser le fer publiquement, y compris sur Twitter, avec les gens qui lui déplaisent, comme John Baird, l’ancien ministre du cabinet conservateur fédéral responsable de la région d’Ottawa dans le gouvernement du premier ministre Stephen Harper, souvent en désaccord avec Jim Watson sur les questions municipales.

Un des plus grands revers de Jim Watson à la mairie est son échec à obtenir un nouveau casino au centre-ville, plutôt que dans de nouvelles installations à l’hippodrome Rideau-Carleton. Quand il devient évident que l’installation d’un casino au centre-ville ne recueille pas assez de soutien public, et qu’il s’apprête à perdre un vote sur le sujet au conseil municipal, il fait volte-face et approuve l’agrandissement de l’hippodrome. Aussi, en 2012, il essaie de modifier la carte électorale d’Ottawa et de réduire la taille du conseil municipal, mais il n’obtient pas assez d’appuis au conseil.

Actuellement, la plus grande partie de l’agenda de Jim Watson est consacrée à la préparation des célébrations du 150e anniversaire du pays – une mini-industrie à Ottawa. De concert avec d’autres leaders du gouvernement, il travaille à attirer le monde entier dans la capitale nationale pour les célébrations de 2017.


Liens externes