Robbie Robertson | l'Encyclopédie Canadienne

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Robbie Robertson

Jaime (Robbie) Robertson, O.C., guitariste, auteur-compositeur-interprète, acteur, producteur, cadre (né le 5 juillet 1943, à Toronto, en Ontario; décédé le 9 août 2023 à Los Angeles, en Californie). Robbie Robertson a d’abord connu le succès en tant qu’un des principaux auteurs-compositeurs et musiciens du groupe de musique The Band. Plus tard, il a travaillé en collaboration avec des artistes comme Bob Dylan, John Hammond, et Daniel Lanois. Il a également travaillé dans l’industrie du cinéma en tant que compositeur, acteur, et producteur. Robbie Robertson a été en nominations pour cinq Grammy Awards, et il a remporté cinq prix Juno, incluant celui du producteur de l’année. Il a été nommé officier de l’Ordre du Canada, et il a été intronisé à l’Allée des célébrités du Canada, ainsi qu’au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens. Il a reçu de nombreux prix pour l’ensemble de ses réalisations, incluant un Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle.

Robbie Robertson

Débuts de carrière musicale

Robbie Robertson apprend à jouer de la guitare lorsqu’il visite Six Nations de la rivière Grand près de Brantford, en Ontario. Adolescent, il se tourne vers le rock’n’roll et il se joint aux Hawks de Ronnie Hawkins en 1960. Il demeure avec eux lorsque le groupe quitte Hawkins en 1965, déménage aux États-Unis, et change de nom pour devenir The Band de 1968 à 1976. Pour ce groupe, Robbie Robertson compose des chansons qui deviennent des classiques, notamment « The Weight », « The Night They Drove Old Dixie Down », « Up on Cripple Creek », « Rag Mama Rag », « Chest Fever », « Stage Fright » et « The Shape I'm In ».

Le style mordant et violemment lyrique de Robbie Robertson lui vaut d’être reconnu comme étant l’un des premiers guitaristes rock de cette époque. Il joue également sur Blonde on Blonde de Bob Dylan, et sur I Can Tell de John Hammond en 1965. En 1970, il produit et joue sur le premier album de Jesse Winchester.

Carrière cinématographique

Bien qu’il soit considéré comme étant la force créatrice du groupe The Band, Robbie Robertson ne participe pas aux diverses reprises du groupe durant les années 1980. Installé à Malibu, en Californie, il travaille en cinéma. Il est notamment producteur, acteur, et il compose la musique du film Carny. Il est également producteur musical des films Raging Bull (v.f. Comme un taureau sauvage), The King of Comedy (v.f. La valse des pantins), The Color of Money (v.f. La couleur de l’argent), et The Gangs of New York (v.f. Les gangs de New York).

Carrière solo

En 1987, il lance le LP Robbie Robertson, coproduit avec Daniel Lanois. Les images lyriques et musicales de cet album évoquent les ancêtres maternels Haudenosaunee de Robbie Robertson. Il inclut des chansons comme « Showdown at Big Sky » et « Somewhere Down the Crazy River », qui sont populaires en 1988. L’album lui vaut une nomination aux Grammy Awards en 1988 dans la catégorie du meilleur chanteur rock. De plus, il remporte les prix Juno du meilleur album de l’année, et de la meilleure voix rock masculine. Cette même année, lui et Daniel Lanois remportent également le prix du producteur de l’année. Les ventes canadiennes dépassent 200 000 exemplaires. Un second album, Storyville, est lancé en 1991. Il reçoit deux nominations aux Grammys.

Contributions à la reconnaissance de la musique autochtone

Robbie Robertson explore la musique autochtone dans ses deux enregistrements suivants. Music for « The Native Americans », une collaboration avec Kashtin et d’autres musiciens autochtones sert de trame sonore pour un documentaire télévisé diffusé sur PBS. L’album se vend à plus de 75 000 exemplaires au Canada. Il vaut à Robbie Robertson un prix Juno dans la catégorie du meilleur producteur. Contact from the Underworld of Redboy lui fait remporter un autre prix Juno, ainsi qu’un Native American Music Award en 1999. Ces enregistrements sont reconnus pour avoir aidé la musique autochtone à être acceptée par le grand public et reconnue par ses pairs.

Legs

Les chansons de Robbie Robertson, décrites par Jay Cooks comme étant « des petits chapitres de la mythologie américaine fraîchement frappée, qui sont lyriques et drôles, funky et mystérieux », sont également enregistrées par Joan Baez, Eric Clapton, Jackie DeShannon, Aretha Franklin, Ronnie Hawkins, Emmy Lou Harris (qui utilise « Evangeline » comme chanson titre d’un LP en 1981), Diana Ross and the Supremes, et bien d’autres.

Robbie Robertson se joint à DreamWorks Records en tant que directeur général en 2000. Il supervise la réédition d’anniversaire de The Last Waltz. Il participe à l’émission télévisée Life and Times (2001) diffusée sur CBC, et au documentaire Making a Noise diffusé sur PBS.

Robbie Robertson timbre

Prix et distinctions

  • Producteur de l’année (« Big Sky, » « Somewhere Down the Crazy River »), Prix Juno (1989)
  • Chanteur masculin de l’année, Prix Juno (1989)
  • Album de l’année (Robbie Robertson), Prix Juno (1989)
  • Producteur de l’année (« Skin Walker, » « It Is A Good Day to Die »), Prix Juno (1995)
  • Prix d’excellence pour l’ensemble de sa carrière, National Academy of Songwriters (1997)
  • Prix d’excellence pour l’ensemble de sa carrière, Native American Music Awards (1998)
  • Meilleur enregistrement de musique autochtone (Contact from the Underworls of Redboy), Prix Juno (1999)
  • Prix d’excellence pour l’ensemble de sa carrière, Prix d’excellence aux Autochtones (maintenant Indspire) (2003)
  • Doctorat honorifique, Université Queen’s (2003)
  • Intronisé, Allée des célébrités du Canada (2003)
  • Prix de la réalisation artistique, Gouverneur général pour les arts du spectacle (2006)
  • Doctorat honorifique, Université York (2005)
  • Officier, Ordre du Canada (2007)
  • Intronisé, Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens (2011)