Guglielmo Marconi

Guglielmo Giovanni Maria Marconi, ingénieur spécialiste de l’électricité, inventeur et homme d’affaires (né le 25 avril 1874, à Bologne, en Italie; décédé le 20 juillet 1937, à Rome, en Italie). Les premières expériences de Guglielmo Marconi, dans le domaine de la télégraphie sans fil, ont démontré le potentiel des communications radio à longue portée. Il est généralement considéré comme l’inventeur de la radio. Il est censé avoir reçu le premier signal radio transatlantique à Signal Hill, à St. John’s, à Terre‑Neuve, en 1901. L’année suivante, il a construit une station de transmission sans fil à Glace Bay, en Nouvelle‑Écosse. Il a partagé, en 1909, le prix Nobel de physique, pour ses travaux sur la télégraphie sans fil, avec un autre physicien.

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Guglielmo Giovanni Maria Marconi, ingénieur spécialiste de l’électricité, inventeur et homme d’affaires (né le 25 avril 1874, à Bologne, en Italie; décédé le 20 juillet 1937, à Rome, en Italie). Les premières expériences de Guglielmo Marconi, dans le domaine de la télégraphie sans fil, ont démontré le potentiel des communications radio à longue portée. Il est généralement considéré comme l’inventeur de la radio. Il est censé avoir reçu le premier signal radio transatlantique à Signal Hill, à St. John’s, à Terre‑Neuve, en 1901. L’année suivante, il a construit une station de transmission sans fil à Glace Bay, en Nouvelle‑Écosse. Il a partagé, en 1909, le prix Nobel de physique, pour ses travaux sur la télégraphie sans fil, avec un autre physicien. Cliquez ici pour consulter les définitions des termes clés utilisés dans cet article.


Jeunesse

Le père de Guglielmo Marconi est un noble propriétaire terrien italien. Sa mère est la petite‑fille de John Jameson, fondateur des distilleries de whisky John Jameson & Son. Alors qu’il suit une scolarité dans des écoles traditionnelles, le jeune Guglielmo obtient de mauvais résultats. Toutefois, il réussit mieux, dans ce domaine, sous la houlette de plusieurs professeurs particuliers. Grâce à sa mère anglophone et à son père italophone, le jeune garçon grandit en étant parfaitement bilingue. Sa maîtrise de l’anglais surprendra la presse britannique et américaine, lorsqu’il deviendra une figure publique, dans les années 1890.

Expériences dans le domaine de la radio

Le télégraphe constitue le premier système au monde de communications électriques point‑à‑point. Il est en mesure d’envoyer des messages textes, en utilisant des impulsions électriques (code morse), sur un fil reliant directement deux points. Élaborée à la fin des années 1830, la télégraphie électrique est largement répandue dans les années 1840.

Guglielmo Marconi est fasciné par la possibilité d’utiliser l’électricité pour envoyer des messages sans fil. Lorsqu’il commence ses expériences en la matière, alors qu’il est encore jeune, cette idée est déjà vieille de plusieurs décennies. Cependant, personne n’a, jusque‑là, réussi à en faire la démonstration. Le physicien allemand Heinrich Hertz découvre les ondes radio en 1887, mais, à cette époque, il n’y a pas de véritable intérêt pour les utiliser pour communiquer. Ses recherches sur les ondes radio attirent, toutefois, l’attention de son jeune collègue italien, en 1893 ou 1894. Guglielmo Marconi, alors âgé d’environ 20 ans, commence sérieusement ses expériences sur le sujet. Il construit son propre équipement et installe un laboratoire dans son grenier.

L’une des premières inventions de Guglielmo Marconi est une alarme de tempête, se composant d’une batterie, d’une cloche électrique et d’un cohéreur (un détecteur de signal radio primitif), permettant de détecter les ondes radio émises par la foudre. Le jeune scientifique fait également la démonstration, à sa mère, d’un émetteur‑récepteur radio, en faisant retentir une sonnerie au travers d’une pièce.

Au cours de l’été 1895, Guglielmo Marconi apporte plusieurs améliorations à ses inventions, avec, notamment, la mise à la terre de son émetteur et de son récepteur. Grâce à ces évolutions, il est désormais en mesure de transmettre des signaux sur une distance de 3 km, en dépit des collines. Il écrit alors au ministère italien des Postes et des Télégraphes, pour faire part de son invention. Le ministre aurait toutefois rejeté sa lettre, estimant que son auteur ne pouvait pas être sain d’esprit.

Guglielmo Marconi présente ensuite son invention aux Britanniques qui, eux, manifestent, un bien plus grand intérêt. Entre 1896 et 1901, il réalise une série d’expériences pour mettre à l’essai son invention et en apprendre plus sur le fonctionnement des ondes radio. Il réussit à augmenter, par petites étapes successives, la distance de transmission de son système, menant également des expériences dans différentes conditions environnementales.

En 1898, Guglielmo Marconi franchit un jalon important, en acheminant un message au‑delà de la portée optique sans obstacle. L’année suivante, il réussit à envoyer un signal à travers la Manche.

Signal Hill, 1901

Le 12 décembre 1901, Guglielmo Marconi suspend à un cerf‑volant, au‑dessus de Signal Hill, à St. John’s, à Terre‑Neuve, une antenne de 150 m, qui va recevoir les premiers signaux transatlantiques jamais émis par des ondes radio. Ces signaux, correspondant à la lettre « S » en morse, proviennent d’une station de transmission sans fil haute puissance installée à Cornwall, au Royaume‑Uni, à quelque 3 500 km de là.

Guglielmo Marconi mène à bien les essais de Signal Hill, à côté de la tour Cabot. Cet édifice a été achevé un an plus tôt, notamment pour marquer le 400anniversaire de l’arrivée de Jean Cabot (également appelé Giovanni Caboto) à Terre‑Neuve. Quatre siècles séparent ces deux pionniers italiens, dont les recherches vont s’avérer inestimables pour les empires anglais puis britannique. Leurs exploits, qui se sont produits pratiquement en un même lieu, constituent des jalons historiques à la fois pour le Canada dans son ensemble et pour les Italo‑Canadiens.


La controverse Marconi

Les physiciens contemporains doutent que Guglielmo Marconi ait effectivement reçu le code morse de la lettre « S » envoyé par radio. Il est possible, mais peu probable, que l’expérience ait réussi, comme il l’avait prévu. L’équipement de l’ingénieur italien transmettait en ondes moyennes, c’est‑à‑dire sur la bande de diffusion AM, permettant la transmission d’un signal sur de longues distances, mais uniquement pendant la nuit. Le natif de Bologne a affirmé avoir reçu le signal pendant la journée, alors que les conditions météorologiques, sur le parcours entre Cornwall et Terre‑Neuve, étaient parfaitement dégagées.

Cela ne signifie pas nécessairement que Guglielmo Marconi a menti ou imaginé ses découvertes. De nombreux physiciens conviennent que son émetteur‑récepteur était en mesure d’envoyer et de recevoir des signaux d’ondes radio, largement en dehors de la bande des ondes moyennes. En d’autres termes, il est tout à fait possible qu’il ait bien entendu la lettre « S » en morse, mais pas sur la fréquence qu’il croyait.

Répercussions

Photo du site de communication sans fil et des tours Marconi, à Glace Bay

Photo historique du site de communication sans fil et des tours Marconi, à Glace Bay, en Nouvelle‑Écosse.
(MarconiTowers.jpg sur Wikimedia Commons est une photo dans le domaine public.)

Suite à la démonstration réussie de Guglielmo Marconi, le gouvernement canadien lui commande la construction de deux stations de transmission sans fil. L’une d’entre elles doit être située au Royaume‑Uni et l’autre à Glace Bay, en Nouvelle‑Écosse. Cette dernière devient, en décembre 1902, la première à envoyer un message sans fil d’Amérique du Nord en Europe. Tout au long de cette année‑là, l’ingénieur italien communique régulièrement avec des navires en mer situés à plus de 3 000 km de distance. Ces échanges ont lieu la nuit, lorsque la communication à longue portée sur la bande AM est optimale.

Le succès de Guglielmo Marconi à Signal Hill le conduit également à constituer en société la Marconi Wireless Telegraphy Company of Canada, à Montréal, en 1903. À cette époque, il débute ses expériences d’envoi de bulletins d’information nocturnes aux navires en mer. En 1907, un service de transmission radio entre Glace Bay et l’Irlande a fait ses preuves.

Le saviez‑vous?
D’autres inventeurs ont travaillé à perfectionner la communication radio, en même temps que Guglielmo Marconi, notamment le Canadien Reginald Fessenden qui a été le premier, en 1900, à avoir transmis le son de la voix humaine. Sa transmission, en 1906, d’un concert de Noël à des bateaux naviguant sur la mer des Caraïbes et sur l’océan Atlantique est considérée comme la première émission radiophonique de l’histoire.

En 1912, le système sans fil de Guglielmo Marconi, qui permet aux opérateurs radio du Titanic d’annoncer le naufrage du navire, contribue ainsi à sauver des vies. Dans les années 1920, le réseau sans fil Marconi assure des communications radio dans tout l’Empire britannique. La radio commence alors à proposer des émissions de divertissement et d’information, à l’attention des foyers du monde entier, en diffusant de la parole et de la musique (voir également Radiodiffusion et télédiffusion; Diffusion de musique).

Guglielmo Marconi décède à Rome, en Italie, en 1937.

Sites historiques

Le Canada compte trois sites historiques liés à Guglielmo Marconi. Glace Bay, en Nouvelle‑Écosse, abrite le Lieu historique national du Canada Marconi et le Lieu historique national du Canada de la Station‑de‑Radiotélégraphie‑Marconi, commémorant, tous deux, les premières expériences radio transatlantiques du physicien italien. Signal Hill est également un lieu historique rappelant ses premiers essais de transmission, en 1901.


Mots clés : Guglielmo Marconi

Code morse

Un système d’envoi de messages codés dans lequel des impulsions électriques, des sons ou des signaux lumineux, longs et courts (appelés respectivement « tirets » et « points »), correspondent aux différents caractères de l’alphabet.

Radio

L’utilisation d’ondes électromagnétiques pour envoyer et recevoir des impulsions électriques sans fil.

Télégraphe

Un dispositif ou système permettant d’envoyer des messages codés, en utilisant l’ouverture et la fermeture systématiques de circuits électriques.