Ivan Reitman

Après l'obtention de son diplôme universitaire, Ivan Reitman fonde New Cinema of Canada, une petite entreprise de distribution de films. Son premier long métrage en 35 mm s'intitule Foxy Lady (1971); il s'agit d'une comédie légère sur l'exploitation de la sexualité.

Reitman, Ivan
Le réalisateur Ivan Reitman, sur le plateau de son film, Un flic \u00e0 la maternelle (avec la permission du Toronto International Film Festival Group).\r\n \r\n

Ivan Reitman

Ivan Reitman, producteur et réalisateur (né à Komárno, Tchécoslovaquie, 27 oct. 1946). En 1950, sa famille s'enfuit de son pays natal et immigre au Canada, où elle s'établit à Hamilton, en Ontario. Inscrit à l'Université McMaster (où il se spécialise en musique et en philosophie), Reitman s'intéresse au théâtre et au cinéma et préside brièvement le McMaster Film Board. Après un cours d'été à l'OFFICE NATIONAL DU FILM, il réalise un court métrage sur la vie universitaire intitulé Orientation, qu'il vend au réseau anglais de la Société Radio-Canada et à la 20th Century Fox. En 1969, il produit un long métrage érotique en 16 mm intitulé Columbus of Sex. Après une représentation à McMaster, Reitman et son compagnon de production, Dan Goldberg, sont accusés d'obscénité, et la Commission de la censure de l'Ontario (Ontario Board of Censors) interdit la diffusion du film dans la province. Goldberg et Reitman sont trouvés coupables et reçoivent une amende, mais dans un geste caractéristique de sa détermination à réussir dans le domaine, Reitman fait recouper le film et le vend à petit profit à un distributeur américain.

Après l'obtention de son diplôme universitaire, Ivan Reitman fonde New Cinema of Canada, une petite entreprise de distribution de films. Son premier long métrage en 35 mm s'intitule Foxy Lady (1971); il s'agit d'une comédie légère sur l'exploitation de la sexualité. Viendra ensuite la comédie d'horreur Cannibal Girls (1973; v.f. Des filles cannibales), qui met en vedette les futures étoiles de SCTV Eugene LEVY et Andrea MARTIN. Reconnaissant le succès de Reitman dans la réalisation de films à petit budget et son talent mystérieux pour prévoir les goûts du public nord-américain, André Link et John Dunning, de Cinepix, à Montréal, l'engagent pour produire deux films d'un autre jeune cinéaste, David CRONENBERG; Shivers (1975; v.f. Frissons) et Rabid (1977; v.f. Rage) remportent un vif succès sur le marché international.

Reitman se tourne vers le théâtre et produit un ambitieux spectacle de magie mis en scène par Doug Henning, un confrère de l'Université McMaster. Spellbound débute à Toronto au ROYAL ALEXANDRA THEATRE et tient ensuite l'affiche à Broadway pendant cinq ans sous le titre The Magic Show. Cela conduit Reitman à produire le spectacle off-Broadway The National Lampoon Show, qui devient le long métrage de la Universal réalisé par John Landis sous le titre Animal House (1978; v.f. Collège américain). Le succès phénoménal de ce film permet à Reitman de produire et de réaliser sa première grande comédie canadienne, Meatballs (1979; v.f. Arrête de ramer, t'es sur le sable), mettant en vedette Bill Murray dans son premier film. Le film est en nomination pour le PRIX GÉNIE du meilleur film et Reitman reçoit la BOBINE D'OR.

Déménageant à Los Angeles, Reitman acquiert une réputation de producteur dont les films sont de véritables mines d'or. À ce titre, mentionnons Stripes (1981; v.f. Les bleus), encore avec Bill Murray, et surtout Ghostbusters (1984; v.f. S.O.S. fantômes), qui génère des recettes de 310 millions de dollars, devenant ainsi l'une des comédies les plus lucratives jamais produite. Produit, réalisé et coécrit par des Canadiens, S.O.S. fantômes, qui met également en vedette des acteurs canadiens, a la réputation d'être le film canadien le plus réussi fait en Amérique. L'échec relatif de sa comédie romantique Legal Eagles (1986; v.f. Les ailes de la justice), produite au coût de 40 millions de dollars, avec Robert Redford et Debra Winger, n'entache en rien sa réputation.

En 1988, il rebondit avec Twins (v.f. Jumeaux), qui réunit un duo comique surprenant, Arnold Schwarzenegger et Danny DeVito. Une suite de S.O.S. fantômes (1989) est suivie de la comédie Kindergarten Cop (1990; v.f. Un flic à la maternelle), un succès fracassant mettant en vedette Schwarzenegger. Beethoven (1992) et Beethoven 2 (1993), au sujet d'un adorable saint-bernard, remportent un immense succès en tant que films pour toute la famille, et Dave (1993), avec Kevin Kline et Sigourney Weaver, se révèle le succès-surprise de l'été 1993. Junior (1994) est sa deuxième comédie mettant en vedette le duo Schwarzenegger-DeVito et, bien qu'acclamé par la critique, le film ne fait pas recette.

Nommons encore parmi ses productions le long métrage canadien d'animation Heavy Metal (1981; v.f. Métal hurlant), gagnant de la Bobine d'Or; Spacehunter: Adventures in the Forbidden Zone (1983; v.f. Le guerrier de l'espace); le film où se mêlent animation et scène en direct Space Jam (1996; v.f. Basket Spatial), avec Michael Jordan et les personnages Looney Tunes; Howard Stern's Private Parts (1997; v.f. Parties intimes); la comédie pour ados Road Trip (2000; v.f. La virée); Old School (2003; v.f. Vive la fraternité), avec Will Ferrell, et Trailer Park Boys: The Movie (2006; v.f. Les trailer Park Boys - Le film). En 1996, Reitman est finaliste pour un prix Emmy pour le téléfilm The Late Shift (v.f. Changement de décors) et l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision lui décerne un prix Génie pour réalisations spéciales en 1985. En 2001, Ivan Reitman est intronisé à l'Allée des célébrités canadiennes et, en 2009, il est nommé officier de l'ORDRE DU CANADA.

Au dire de la critique canadienne, les films de Reitman sont tout au plus des films légers pour « multiplex et maïs soufflé ». Cependant, comme il s'est avéré le producteur-réalisateur canadien le plus régulièrement couronné de succès dans l'histoire de Hollywood, son statut a grandi considérablement dans sa mère patrie.

Un terrain de stationnement acheté par son père dans les années 1960 dans ce qui deviendra le cœur du quartier des théâtres de Toronto est maintenant occupé par le quartier général du Festival du film international de Toronto. Au printemps 2007, on donne la première pelletée de terre de ce qui est aujourd'hui The Bell Lightbox. Celui-ci a ouvert ses portes en 2010.