Erin O’Toole

Erin O’Toole, chef du Parti conservateur du Canada et chef de l’opposition (2020‑), député (2012‑) (né le 22 janvier 1973 à Montréal, Québec). Erin O’Toole a servi dans l’Aviation royale canadienne et a travaillé comme avocat de société avant d’être élu député de la circonscription de Durham, en Ontario, en 2012. Il a été ministre des Anciens Combattants de 2015 à 2019. En août 2020, il a été élu chef du Parti conservateur du Canada et est devenu le chef de l’opposition.

Erin O’Toole, chef du Parti conservateur du Canada et chef de l’opposition (2020‑), député (2012‑) (né le 22 janvier 1973 à Montréal, Québec). Erin O’Toole a servi dans l’Aviation royale canadienne et a travaillé comme avocat de société avant d’être élu député de la circonscription de Durham, en Ontario, en 2012. Il a été ministre des Anciens Combattants de 2015 à 2019. En août 2020, il a été élu chef du Parti conservateur du Canada et est devenu le chef de l’opposition.


Erin O’Toole

Jeunesse

Erin O’Toole naît à Montréal. Il est l’aîné de cinq enfants. Alors qu’il a un an, sa famille déménage à Port Perry, Ontario, où il fréquente l’école primaire. Sa mère meurt d’un cancer du sein alors qu’il a neuf ans. Peu après, sa famille déménage à nouveau, cette fois à Bowmanville, où il reçoit son diplôme d’études secondaires du Bowmanville High School.

Études et service militaire

À l’âge de 18 ans, Erin O’Toole fréquente le Collège militaire royal du Canada à Kingston. Après avoir obtenu un baccalauréat ès arts en histoire et science politique en 1995, il devient officier commissionné dans l’Aviation royale canadienne. Il fait son service à Trenton et obtient son brevet de pilote à Winnipeg. Il est ensuite affecté à la 12e Escadre à Shearwater, en Nouvelle-Écosse. Membre du 423e Escadron, Erin O’Toole est navigateur tactique à bord d’hélicoptères CH‑124 Sea King. (Voir aussi Aviation militaire.) Il participe à des missions de recherche et sauvetage et soutient les activités de surveillance maritime et les opérations anti-sous-marines de la Marine royale canadienne à bord de la frégate NCSM St. John’s.

En 2000, ayant atteint le rang de capitaine, Erin O’Toole est transféré à la Force de réserve pendant trois ans. Tout en servant en tant qu’officier de formation auprès du 406e Escadron, il obtient un diplôme en droit de l’Université Dalhousie. À Halifax, il rencontre et épouse sa femme, Rebecca. Ils ont deux enfants, Mollie et Jack.

Carrière juridique

Après avoir obtenu son diplôme en droit en 2003, Erin O’Toole déménage avec sa famille à Toronto où il se spécialise en droit des sociétés. Il travaille pour la grande compagnie Stikeman Elliott puis chez Procter & Gamble avant de passer chez Heenan Blaikie. Il s’occupe des dossiers litigieux et conseille la haute direction sur des questions relatives au commerce, à la concurrence et à l’environnement.

Service public

Les grands-pères d’Erin O’Toole, qui ont tous deux combattu pendant la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que sa mère, qui travaille auprès des réfugiés vietnamiens, lui ont instillé une grande appréciation de la valeur du service public. En 1995, Erin O’Toole aide son père, John, dans sa campagne pour devenir député du parlement provincial de Durham, en Ontario. John O’Toole est élu et conserve son poste pendant 19 ans.

Parallèlement à sa carrière en droit des sociétés, Erin O’Toole travaille bénévolement pour la Légion royale canadienne et le Club Rotary. Il siège au conseil du Collège militaire royal, contribue à la création du Clarington Youth and Community Leadership Dinner et recueille des fonds pour construire des écoles en Afrique. Il est aussi co-président du projet River Runs Through Us, qui vise à protéger l’habitat des poissons et à établir une zone récréative dans le ruisseau de Bowmanville. Erin O’Toole est le fondateur de La Patrie gravée sur le cœur, une organisation qui recueille des millions de dollars pour soutenir les anciens combattants et leurs familles. Il est aussi directeur de la Churchill Society, qui promeut des programmes éducatifs sur la démocratie parlementaire. Il est à la tête de la campagne pour créer un mémorial pour les Canadiens morts en service en Afghanistan et il est ambassadeur de la Fondation Vimy, qui a contribué à la commémoration du 100e anniversaire de la Bataille de la crête de Vimy.

Député de la Chambre des communes

En 2012, Erin O’Toole se présente dans une élection partielle pour devenir député de Durham à la Chambre des communes. Il l’emporte haut la main avec 50,7 % des voix. (Le candidat néo-démocrate Larry O’Connor finit deuxième avec 26,3 %.) C’est la première fois qu’un père et son fils représentent la même circonscription aux niveaux provincial ou fédéral. De septembre 2013 à janvier 2015, Erin O’Toole est secrétaire parlementaire du ministre du Commerce international dans le gouvernement du premier ministre Stephen Harper.

En janvier 2015, Erin O’Toole est nommé ministre des Anciens Combattants. Le portefeuille est chargé : à l’époque, des anciens combattants poursuivent le gouvernement, principalement au sujet des coupures dans leurs prestations. Erin O’Toole s’efforce de rétablir des liens de confiance entre les anciens combattants et le gouvernement. Finalement, le recours collectif des anciens combattants, mené par la société Equitas, est débouté en cour.

Course au leadership 2016

Le Parti conservateur perd l’élection de l’automne 2015, mais Erin O’Toole est réélu. Dans une autre victoire décisive, il reçoit 45,1 % des suffrages, comparativement à 35,8 % pour la candidate libérale Corinna Traill.

Lorsque Stephen Harper quitte son poste de chef du parti, Erin O’Toole ne cache pas son désir d’être nommé chef intérimaire. Néanmoins, il n’obtient pas le soutien nécessaire du caucus conservateur. À sa place, la cheffe intérimaire Rona Ambrose nomme Erin O’Toole critique du cabinet fantôme du parti en matière de sécurité publique.

En octobre 2016, Erin O’Toole devient l’un des 13 candidats à la chefferie du Parti conservateur. Il se présente comme le représentant de l’aile progressiste du parti, et évoque souvent le besoin d’unité du parti. Il finit troisième, derrière Maxime Bernier et le vainqueur Andrew Scheer.

Élection de 2019

Andrew Scheer nomme Erin O’Toole critique des Affaires mondiales dans son cabinet fantôme. Dans l’élection fédérale d’octobre 2019, Erin O’Toole conserve son siège; il obtient 42,3 % du vote, comparativement à 32,2 % pour le candidat libéral Jonathan Giancroce. Le gouvernement libéral de Justin Trudeau est réduit à un gouvernement minoritaire. Andrew Scheer est fortement critiqué pour son échec à conduire les conservateurs vers une victoire prédite par les sondages. En décembre, Andrew Scheer démissionne, après la révélation qu’il a utilisé de l’argent du parti pour payer les études de ses enfants dans une école privée.

Course à la chefferie de 2020

En 2020, Erin O’Toole se porte à nouveau candidat à la chefferie du Parti conservateur. Cette fois, son principal opposant est Peter MacKay, ancien ministre du cabinet de Stephen Harper et dernier chef du Parti progressiste-conservateur. Erin O’Toole laisse tomber plusieurs idées progressistes de sa campagne précédente. À la place, il soutient qu’il est le seul candidat « entièrement bleu » représentant les idées conservatrices. Son slogan est « Take Back Canada » (« reprendre le Canada »). Erin O’Toole précise qu’il entend par là sortir le Canada des « politiques de taxations et de dépenses » des libéraux de Justin Trudeau. Son programme, d’une cinquantaine de pages, met de l’avant la création d’emplois, l’abandon de la tarification du carbone, le retrait du financement de Radio-Canada, le soutien au secteur de l’énergie et l’établissement de peines obligatoires pour les crimes

En raison de la pandémie de COVID-19, la campagne au leadership est menée virtuellement. Le dépouillement du vote par la poste est retardé jusqu’au 23 août 2020. Une machine à ouvrir le courrier défectueuse ayant coupé un grand nombre de bulletins, le résultat final n’est connu que le 24 août à une heure du matin. Erin O’Toole remporte 57 % des votes au troisième tour, devenant ainsi chef du Parti conservateur et chef de l’opposition.

Chef de l’Opposition

Les premiers mois du mandat de chef d’Erin O’Toole sont éclipsés par la crise de la pandémie et le ralentissement économique qui en résulte. Il travaille à unifier le parti et à le présenter comme un gouvernement en devenir. Il s’efforce aussi d’ouvrir le parti à des groupes qui se sont parfois plaints de se sentir mal accueillis ou ignorés par les conservateurs. Ceci comprend les Québécois francophones, les membres de la communauté LGBTQ, et ceux qui craignent que les conservateurs imposent de nouvelles restrictions au droit à l’avortement.