Oakville

Oakville (Ontario), constituée en ville en 1857, population de 213,759 (recensement de 2021), de 193 832 habitants (recensement de 2016). Située dans la région de Halton, Oakville se trouve à l’ouest de Mississauga, au sud de Halton Hills et à l’est de Burlington. Le canton de Trafalgar, le village de Bronte et la ville d’Oakville ont fusionné en 1962, donnant naissance à la ville d’Oakville contemporaine. Tout au long de l’histoire, la région d’Oakville a été habitée par de différents groupes autochtones, à savoir les Neutres, les Hurons‑Wendats, les Haudenosaunee et les Anichinabés, notamment des Mississaugas. Ces terres sont visées par le Traité no 14, également connu sous le nom d’Achat de Head of the Lake (voir également Cessions de terres du Haut‑Canada).

Oakville (Ontario), constituée en ville en 1857, population de 213,759 (recensement de 2021), de 193 832 habitants (recensement de 2016). Située dans la région de Halton, Oakville se trouve à l’ouest de Mississauga, au sud de Halton Hills et à l’est de Burlington. Le canton de Trafalgar, le village de Bronte et la ville d’Oakville ont fusionné en 1962, donnant naissance à la ville d’Oakville contemporaine. Tout au long de l’histoire, la région d’Oakville a été habitée par de différents groupes autochtones, à savoir les Neutres, les Hurons‑Wendats, les Haudenosaunee et les Anichinabés, notamment des Mississaugas. Ces terres sont visées par le Traité no 14, également connu sous le nom d’Achat de Head of the Lake (voir également Cessions de terres du Haut‑Canada).

Peuples autochtones

Des peuples autochtones vivent dans la région d’Oakville depuis des milliers d’années, en particulier près de la rivière Bronte. Lorsque les Européens arrivent au 16e siècle, les négociants français font alliance avec les Hurons‑Wendats, devenant ainsi les ennemis des Haudenosaunee. Les guerres iroquoises du 17e siècle, menées en partie pour le contrôle de la traite des fourrures, déciment les Hurons‑Wendats, tout comme le font certaines maladies introduites par les Européens.

Au début du 18e siècle, les Anichinabés, y compris les Mississaugas, entament une migration vers le sud‑ouest de l’Ontario, s’installant notamment le long des rives du lac Ontario. Aujourd’hui, les Autochtones représentent 0,7 % de la population d’Oakville.

Le saviez‑vous?
Trois ruisseaux ayant des noms similaires traversent Oakville : il s’agit, d’ouest en est, des ruisseaux Twelve Mile, également connus sous le nom de ruisseau Bronte, Fourteen Mile et Sixteen Mile. Ces noms indiquent la distance entre leur embouchure et l’extrémité occidentale du lac Ontario. Le ruisseau Bronte était connu des Mississaugas sous le nom d’Ishkwessin (ce qui signifie « ce qui se trouve à la fin »), le ruisseau Sixteen Mile étant, de son côté, appelé niizhozaagiwan (ce qui veut dire « qui a deux branches »).


Colonisation et développement

En 1806, les chefs des Mississaugas signent le Traité no 14, connu sous le nom d’achat de Head of the Lake (voir également Cessions de terres du Haut‑Canada). L’achat, initialement convenu, en 1805, comme un amendement au Traité no 13, prévoit la cession de 85 000 acres (344 km2) de terres à la Couronne, en échange de droits de pêche et de 1 000 livres sterling de marchandises. Le traité réserve également des terres aux Mississaugas, de chaque côté, des sections inférieures des ruisseaux Twelve Mile et Sixteen Mile.

La colonisation du canton de Trafalgar, dont le nom rend hommage à la victoire britannique lors de la bataille de Trafalgar en 1805, débute en 1806. À cette époque, les colons sont de plus en plus nombreux à souhaiter avoir un accès aux ruisseaux pour y installer des moulins. En 1820, les administrateurs coloniaux négocient le Traité no 22, dans le cadre duquel les Mississaugas cèdent les réserves des ruisseaux Twelve Mile et Sixteen Mile. William Chisholm, un marchand et ancien politicien, achète un terrain situé à l’embouchure du ruisseau Sixteen Mile qui avait été mis aux enchères en 1827.

Le port d'Oakville

En moins d’un an, avec ses équipes, William Chisholm aménage une véritable ville et construit un entrepôt de stockage de produits agricoles. En 1828, le port du ruisseau Sixteen Mile, qu’il a financé, est terminé. En 1834, il est considéré comme un port d’entrée, ce qui signifie que les navires peuvent aller et venir entre Oakville et les États‑Unis. Cette possibilité attire diverses entreprises, notamment dans le domaine de la fabrication, du stockage des céréales et de la construction navale. En 1856, on construit à Bronte un port pour les bateaux locaux.

Rue principale

Début de la colonie noire

En 1850, les États‑Unis adoptent la Fugitive Slave Act, qui autorise les responsables locaux et les simples citoyens à capturer les personnes ayant fui l’esclavage et à les renvoyer à la servitude. À la suite, de nombreuses personnes noires cherchent refuge au Canada. Alors qu’Oakville n’est pas officiellement un « arrêt » sur la route du chemin de fer clandestin, ils sont nombreux à y élire domicile. Plusieurs capitaines blancs accueillent des personnes réduites en esclavage sur leurs navires, les cachant dans la cale, afin que les autorités américaines ne les remarquent pas. L’un de ces évadés, James Wesley Hill, qui deviendra guide sur le chemin de fer clandestin et conduira 700 à 800 Afro‑Américains à Oakville, ouvre, près de la ville, une ferme de culture de fraises, dans les années 1850.

John Cosley, qui publiera un journal dans les années 1860, et Samuel Adams, un homme d’affaires qui deviendra le propriétaire foncier le plus important de Bronte, font partie des premiers résidents noirs d’Oakville. Ce dernier, avec son beau‑frère, le révérend William Butler, fonde la Turner African Methodist Episcopal Church.

Population

Oakville est la 12e municipalité la plus peuplée en Ontario. Cependant, en dépit d’une population qui, dépassant 100 000 personnes, lui permettrait de revendiquer l’appellation de « cité », elle continue, avec seulement trois autres municipalités au Canada ayant fait ce choix – Whitby, Ajax et Milton, d’ailleurs toutes trois également situées en Ontario –, à se qualifier de « ville ».

La population d’Oakville est ethniquement diversifiée. Selon le recensement de 2016, les principaux groupes ethniques de la ville sont les Anglais (22,1 % de la population), les Canadiens (16,9 %), les Écossaises (16,4 %), les Irlandais (16,1 %), les Sud‑Asiatiques (9,3 %), les Italiens (8,8 %), les Allemands (8,1 %) et les Chinois (7,7 %). La majorité des immigrants vivant à Oakville citent, comme pays de naissance, le Royaume‑Uni, suivi de la Chine, de l’Inde, du Pakistan et de la Pologne.

Économie et emploi

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Deux personnes travaillent à l'usine automobile Ford d'Oakville, en Ontario, en 1977. Construite en 1951, l'usine continue aujourd'hui d'employer des milliers de résidents de la région de Halton.

Entre 1865 et 1930, la culture fruitière constitue l’un des secteurs d’activité les plus importants de la région d’Oakville. Dans ce cadre, des conteneurs sont nécessaires pour protéger les fruits, conduisant, en 1871, à la création de l’Oakville Basket Company, qui restera en activité jusqu’en 1984.

En 1951, Ford achète une ferme avicole dans le canton de Trafalgar et y construit une usine d’assemblage automobile qui, employant 5 600 personnes, entraîne une croissance rapide de la région. Aujourd’hui, Ford du Canada Limitée est, avec environ 3 600 salariés, l’employeur privé le plus important de la région de Halton. À compter de 2024, cette usine sera rééquipée pour produire des véhicules électriques. Parmi les autres industries employant un grand nombre de résidents d’Oakville, on trouve les services professionnels, la finance et les assurances, la vente au détail, les soins de santé et l’assistance sociale.

Administration et politique

L'hôtel de ville d'Oakville

La Ville d’Oakville supervise un certain nombre de services, notamment la planification du développement, l’entretien de la plupart des routes, la lutte contre les incendies, les transports en commun, les parcs, les loisirs et les bibliothèques.

Le maire d’Oakville et sept conseillers municipaux siègent au conseil de la Région de Halton, qui comprend également 15 représentants de Burlington, de Halton Hills et de Milton, ainsi qu’un président de la Région, cette dernière gérant le Bureau de santé publique local, le recyclage et les déchets, le logement et les travaux publics (notamment en matière d’eau et de traitement des eaux usées). Les bureaux de la Région de Halton sont situés à Oakville.

Vie culturelle

La ville abrite le parc provincial Bronte Creek et 15 sentiers appartenant à la municipalité. Le Temple de la renommée et musée du golf canadien est situé au club de golf Glen Abbey. Donovan Bailey et Sandra Post, la première golfeuse professionnelle du Canada, comptent au nombre des célébrités sportives locales.

Le programme d’animation du Sheridan College, dont sont issus plusieurs metteurs en scène de films d’animation, sélectionnés et primés aux Oscars, est considéré comme l’un des meilleurs au monde. Parmi les artistes originaires de la ville ou y ayant résidé, on trouve Anjulie, la chanteuse inuite Susan Aglukark, la violoniste Kathleen Parlow, l’actrice Arlene Duncan, la photographe Minna Keene et l’artiste abstrait Oscar Cahén.

Parmi les autres résidents célèbres d’Oakville, on trouve l’herboriste autochtone Maungwudaus, Frederick Kenneth Hare, l’un des premiers spécialistes de la climatologie, et l’animateur sportif Ron MacLean. Brock Chisholm, arrière‑arrière‑petit‑fils du fondateur de la ville, William Chisholm, a été le premier directeur général de l’Organisation mondiale de la santé.