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Le Canada et la bataille de Hong Kong

Hong Kong est le théâtre de la première bataille terrestre à laquelle prennent part des Canadiens pendant la Deuxième Guerre mondiale. Du 8 au 25 décembre 1941, près de 2 000 soldats de Winnipeg et de Québec, déployés à Hong Kong en ne s’attendant qu’à un simple service de garnison, se battent courageusement contre la puissance écrasante d’une force d’invasion japonaise. À la capitulation de la colonie britannique, le jour de Noël, on dénombre 290 Canadiens tombés au combat. Au cours des quatre années qui suivent, 264 autres meurent en raison des conditions inhumaines qui règnent dans les camps de prisonniers de guerre japonais.

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Le Canada et la bataille de Kapyong

La bataille de Kapyong est l’une des plus importantes, mais l’une des moins connues, réussites militaires du Canada. Pendant deux jours, en avril 1951, un bataillon formé d’environ 700 soldats canadiens (le régiment du ​Princess Patricia’s Canadian Light Infantry) a aidé à défendre une colline d’importance stratégique située sur la ligne de front de la guerre de Corée contre environ 5000 soldats chinois. Alors qu’ils étaient assiégés par des vagues d’assaillants, les Canadiens ont maintenu leur position en plein cœur de l’horreur d’un combat rapproché, et ce, jusqu’à ce que l’assaut prenne fin et qu’ils soient relevés. Leur position déterminée a contribué de manière significative à l’échec de l’offensive communiste en Corée du Sud cette année-là.

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Le Canada et la bataille de l’Escaut

La bataille de l’Escaut s’est déroulée dans le nord de la Belgique et le sud-ouest des Pays-Bas en 1944, pendant la Deuxième Guerre mondiale. Elle fait partie de la campagne des Alliés pour libérer le nord-ouest de l’Europe et vaincre l’Allemagne nazie. La Première Armée canadienne a joué un rôle de premier plan pour chasser les forces allemandes de l’Escaut et ouvrir une ligne d’approvisionnement cruciale à partir du port d’Anvers. Toutefois, cette victoire a eu un prix : la bataille a fait près de 13 000 victimes parmi les Alliés, dont plus de 6 300 Canadiens.

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Le Canada et la bataille de la Somme

La bataille de la Somme, aussi appelée offensive de la Somme, a eu lieu pendant la Première Guerre mondiale, du 1er juillet au 18 novembre 1916. À l’été 1916, les Britanniques ont lancé leur plus importante bataille sur le front Ouest contre les lignes allemandes. L’offensive a été l’une des plus sanglantes de l’histoire de l’humanité. En effet, au cours des cinq mois du conflit, environ 1,2 million d’hommes ont été tués ou blessés. Le Corps canadien (voir Corps expéditionnaire canadien) a participé aux trois derniers mois de la bataille. Au premier jour de l’offensive, le First Newfoundland Regiment a été presque anéanti à Beaumont-Hamel. La bataille de la Somme n’a engendré que des gains mineurs et est depuis longtemps devenue un symbole du carnage insensé et de la futilité des guerres de tranchées (voir aussi La Somme).

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Le Canada et la deuxième bataille d’Ypres

La deuxième bataille d’Ypres se déroule du 22 avril au 25 mai 1915, pendant la Première Guerre mondiale. C’est la première grande bataille menée par les soldats canadiens durant le conflit.La bataille a lieu sur le saillant d’Ypres, sur le front occidental, à l’extérieur de la ville belge d’Ypres (aujourd’hui connue par son nom flamand, Ieper). Les Canadiens sont couverts d’éloges pour leur bravoure et leur ténacité au combat, tandis qu’ils font face à une effroyable attaque au gaz toxique, la première de l’histoire moderne. Les soldats canadiens maintiennent une section stratégiquement critique de la ligne de front jusqu’à l’arrivée des renforts. Les pertes sont lourdes : plus de 6 500 Canadiens sont tués, blessés ou capturés lors de la deuxième bataille d’Ypres.

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Le Canada et la guerre de Sept Ans

La guerre de Sept Ans (de 1756 à 1763) est la première guerre d’envergure mondiale. Elle est menée en Europe, en Inde et en Amérique, ainsi qu’en mer. En Amérique du Nord, la Grande-Bretagne et la France, empires rivaux, luttent pour la suprématie. Aux États-Unis, le conflit est connu comme la guerre contre les Français et les Indiens. Dès le début de la guerre, les Français, aidés par la milice canadienne et leurs alliés autochtones, repoussent plusieurs attaques et prennent bon nombre de forts britanniques. Le vent tourne quand les Britanniques prennent Louisbourg en 1758, Québec en 1759 et Montréal en 1760. Par le traité de Paris, la France cède officiellement le Canada à la Grande-Bretagne. C’est ainsi que la guerre des Sept Ans pose la fondation biculturelle du Canada moderne.

Ce texte est l’article intégral sur la guerre de Sept Ans. Si vous souhaitez lire un résumé en langage simple, veuillez consulter l’article Guerre de Sept Ans (résumé en termes simples).

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Le Canada et la guerre des gaz

Des gaz toxiques ont été utilisés au cours de la Première Guerre mondiale par presque toutes les armées. Leur utilisation répandue était une première dans l’histoire de la guerre. Les différents types de gaz, distribués à l’aide de bonbonnes, de projecteurs ou d’obus, faisaient des morts et des blessés, et sapaient le moral. En 1918, les soldats de toutes les armées essuyaient régulièrement des attaques de gaz sur le front de l’Ouest. Les soldats canadiens ont été parmi les premiers à faire l’expérience des nuages toxiques à la deuxième bataille d’Ypres, en avril 1915. Au moins 11 572 soldats canadiens ont été tués ou blessés par des gaz toxiques, même si nombre d’entre eux se voient refuser une pension après la guerre. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les armes chimiques ne sont pas utilisées sur le champ de bataille; toutefois, la station expérimentale Suffield, en Alberta, met au point et teste des armes chimiques et biologiques dès 1941. À partir environ du milieu du 20e siècle, des responsables canadiens interviennent sur la scène internationale en faveur de l’interdiction des armes chimiques. À la fin des années 1990, le Canada signe la Convention sur les armes chimiques (voir Contrôle des armes et désarmement).

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Le Canada et la guerre en Afghanistan

L’engagement du Canada en Afghanistan (de 2001 à 2014) constitue la plus longue guerre jamais menée par le pays. Il a donné lieu aux premiers combats importants des forces canadiennes depuis la guerre de Corée (de 1950 à 1953). Après les attaques terroristes de 2001 sur les États-Unis, le Canada se joint à la coalition internationale mise en place pour détruire le réseau terroriste Al-Qaïda et le régime des talibans qui l’abrite en Afghanistan. (Voir Le 11 septembre et le Canada.) Les talibans ont été chassés du pouvoir et le réseau d’Al-Qaïda a été perturbé, mais le Canada et ses alliés ne sont pas parvenus à les détruire ni à sécuriser ou à stabiliser l’Afghanistan. Plus de 40 000 membres des Forces armées canadiennes ont servi dans le cadre de cette campagne qui s’est étalée sur 12 ans. Cette guerre a coûté la vie à 165 Canadiens : 158 soldats et 7 civils. Un grand nombre d’anciens combattants en Afghanistan souffrent également d’un trouble de stress post-traumatique.

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Le Canada et la Guerre froide

La Guerre froide est une période, entre la Deuxième Guerre mondiale et l’effondrement de l’Union soviétique en 1991. À cette époque, le monde a été profondément divisé entre deux camps idéologiques, l’« Ouest » capitaliste dirigé par les États-Unis et l’« Est » communiste dominé par l’Union soviétique. Le Canada s’est aligné sur l’Ouest. Sa structure de gouvernement, sa vie politique et sociale, ses perspectives populaires étaient comparables à celles des États-Unis, de l’Angleterre et des autres pays démocratiques. La lutte mondiale entre les États-Unis et l’Union soviétique a pris différentes formes et touché de nombreux domaines. Cela étant dit, il n’y a jamais eu de confrontation militaire directe entre les deux principaux adversaires.

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Le Canada et la lutte anti-sous-marine pendant la Guerre froide

Pendant la Guerre froide, la Marine royale canadienne (MRC) a joué un rôle crucial dans la lutte anti‑sous‑marine, travaillant en étroite collaboration avec ses alliés pour patrouiller et surveiller l’Atlantique Nord et le Pacifique en vue de détecter les activités soviétiques sous‑marines. Au cours de cette période, le Canada a continuellement investi dans de nouvelles technologies et modernisé sa flotte de navires et d’aéronefs, afin de pouvoir mieux détecter et contrer les sous‑marins soviétiques. Il a également exploité des systèmes d’alerte stratégique, avec ses alliés, notamment les États‑Unis. À la fin de la Guerre froide, le Canada avait acquis une solide réputation dans ce domaine.

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Le Canada et la lutte anti-sous-marine pendant la Première Guerre mondiale

Lorsque la Première Guerre mondiale a éclaté en août 1914, la Marine royale canadienne (MRC) n’était pas préparée à mener une guerre en mer. Fondée en 1910 seulement, elle se composait alors de deux croiseurs désuets, le NCSM Niobe et le NCSM Rainbow, et d’environ 350 marins réguliers, auxquels s’ajoutent 250 réservistes. Pendant la guerre, on lui a confié un nombre croissant de tâches qu’elle n’était pas en mesure d’accomplir, notamment de protéger les eaux côtières canadiennes contre les U-boot allemands. La MRC s’est démenée pour trouver des navires et des marins, mais elle était mal équipée pour combattre les sous-marins ennemis, qui ont coulé plusieurs navires dans les eaux canadiennes en 1918.

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Le Canada et le SOSUS

Le système de surveillance acoustique (Sound Surveillance System, ou SOSUS) est un réseau de stations de sonar passif établi par la marine américaine au début des années 1950 pour « écouter » les sous-marins soviétiques. Le SOSUS a été un élément central de la lutte anti-sous-marine pendant la Guerre froide. Il est le fruit d’intenses recherches océanographiques menées après la guerre sur la façon dont le son se propage sous l’eau. Étant donné que le Canada partage la responsabilité de la défense de l’Amérique du Nord, la Marine royale canadienne (MRC) a participé activement à cette recherche et à cette mission et a aidé à exploiter le SOSUS. La mission a été hautement classifiée tout au long de la Guerre froide et n’a été déclassifiée qu’en 1991. Le SOSUS a été intégré au Système intégré de surveillance sous-marine (SISSM), un réseau plus vaste de capteurs fixes et remorqués qui demeure opérationnel à ce jour.

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Le jour J et la bataille de Normandie

La bataille de Normandie de 1944, du débarquement du jour J, le 6 juin, à l’encerclement de l’armée allemande à Falaise, le 21 août, est l’un des événements décisifs de la Deuxième Guerre mondiale et la scène de certains des plus grands exploits militaires du Canada. Les marins, soldats et aviateurs canadiens ont joué un rôle de premier ordre dans l’invasion de la Normandie par les Alliés, aussi appelée opération Overlord, qui sonnait le début d’une sanglante mission pour libérer l’Europe de l’Ouest de l’occupation nazie. Près de 150 000 troupes alliées atterrissent ou sont parachutées dans la zone d’invasion au jour J, dont 14 000 Canadiens à Juno Beach. La Marine royale canadienne contribue à hauteur de 110 navires et 10 000 soldats, et l’ARC fournit 15 escadrons de chasseurs et de chasseurs-bombardiers pendant l’assaut. Le nombre de victimes alliées pendant le jour J s’élève à plus de 10 000, y compris 1 074 Canadiens. De ce nombre, 359 sont tués. À la fin de la bataille de Normandie, les Alliés accusent des pertes de 209 000 soldats, dont 18 700 Canadiens. Plus de 5 000 soldats canadiens décèdent.

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Le Newfoundland Regiment à Beaumont-Hamel

Le 1erjuillet 1916, pendant la Première Guerre mondiale, les Forces alliées lancent une offensive majeure en France. Cependant, l’ouverture de la bataille de la Somme devient l’un des jours les plus meurtriers de l’histoire militaire moderne. Au village de Beaumont-Hamel, le Newfoundland Regiment (Régiment de Terre-Neuve) subit des pertes catastrophiques. En effet, plus de 80 % des soldats qui prennent part à la bataille sont tués ou blessés. En un seul matin, le régiment subit environ 700 pertes, dont plus de 300 morts.

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Le Royal Flying Corps

Pendant la Première Guerre mondiale, plus de 5 000 pilotes canadiens ont servi dans le Royal Flying Corps (RFC). Le RFC a été formé le 13 avril 1912 pour répondre aux besoins de la Grande-Bretagne, qui désirait augmenter sa présence militaire dans le domaine de l’aviation, alors en expansion. En avril 1918, le RFC a fusionné avec le Royal Naval Air Service (RNAS) pour former la Royal Air Force (RAF). Pendant la guerre, un programme de formation du RFC/de la RAF au Canada a formé environ 10 500 pilotes, mécaniciens et aviateurs de l’armée de l’air.