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Canadiens d'origine japonaise

Les Canadiens japonais, ou Nikkei (terme englobant les immigrants japonais et leurs descendants) sont des Canadiens d’origine japonaise. Les Japonais arrivent au Canada en deux principales vagues. La première génération d’immigrants, appelée Issei, immigre de 1877 à 1928, tandis que la seconde fait de même après 1967. Selon le recensement de 2016, on trouve 121 485 personnes d’origine japonaise au Canada, soit 0,35 % de la population canadienne. Les Canadiens japonais des premières générations se voient toutefois refuser les pleins droits de citoyenneté, comme le droit de vote aux élections fédérales et provinciales et celui de travailler au sein de certains secteurs d’activité. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement fédéral procède à l’internement et à l’expropriation de plus de 20 000 Canadiens japonais.

Installés principalement en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario, les Canadiens japonais contribuent à tous les aspects de la société canadienne. Parmi les Canadiens japonais les plus connus figurent les romanciers Kerri Sakamoto, Aki Shimazaki, Michelle Sagara, Hiromi Goto, Kim Moritsugu et Joy Kogawa, le poète Roy Miki, l’écrivain Ken Adachi, les cinéastes Midi Onodera et Linda Ohama, le scientifique David Suzuki, le fonctionnaire Thomas Shoyama, les architectes Raymond Moriyama et Bruce Kuwabara, le militant social Art Miki, le judoka Mas Takahashi, et l’agronome Zenichi Shimbashi. Les artistes issus de cette communauté comprennent Takao Tanabe, Miyuki Tanobe, Roy Kiyooka et Kazuo Nakamura.

Parmi les politiciens connus, citons Bev Oda, à la fois première députée et première ministre du Cabinet nippo-canadienne, la ministre libérale de la Colombie-Britannique Naomi Yamamoto, et l’ancien ministre du Parti progressiste conservateur de l’Ontario, David Tsubouchi. Vicky Sunohara, en tant que membre de l’équipe canadienne féminine de hockey sur glace, remporte l’argent (en 1998) et l’or (en 2002 et 2006) aux Jeux olympiques d’hiver. Devin Setoguchi, du Wild du Minnesota, ainsi que Jon Matsumoto et Raymond Sawada de la Ligue américaine de hockey sont des joueurs de hockey nippo-canadiens.

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Canadiens d’origine lettone

La Lettonie est un petit pays situé sur la côte est de la mer Baltique. Il a des frontières communes avec la Russie, la Lituanie, le Bélarus et l’Estonie. Constituée en tant qu’État indépendant après la Première Guerre mondiale, la Lettonie est occupée par l’Union soviétique en 1940, ensuite par les nazis de 1941 à 1944, puis de nouveau par l’Union soviétique. En 1945, 110 000 Lettons ayant fui vers l’Europe de l’Ouest sont classés comme personnes déplacées. De ce nombre, 14 911 immigrent éventuellement au Canada. Le recensement de 2016 fait état de 30 725 personnes d’origine lettone au Canada (7040 de réponses uniques et 23 685 de réponses multiples).

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Canadiens d’origine lituanienne

La Lituanie est un petit pays situé sur la côte sud-est de la mer Baltique. Les premiers immigrants lituaniens recensés au Canada sont des soldats ayant servi dans l’armée britannique au début du 19e siècle. Le recensement de 2016 fait état de 59 285 personnes d’origine lituanienne au Canada (11 185 de réponses uniques et 48 100 de réponses multiples).

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Canadiens d’origine maltaise

La République de Malte est un archipel situé dans la Méditerranée, au sud de la Sicile, qui comprend sept îles. Malgré les vagues d’immigration produites en 1840, vers 1907 et entre 1918 et 1920, le nombre des Maltais au Canada est resté faible jusqu’après la Deuxième Guerre mondiale. Au recensement canadien de 2016, 41 915 personnes ont déclaré être d’origine maltaise (12 815 réponses uniques et 29 100 réponses multiples).

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Canadiens d’origine norvégienne

La Norvège est un pays scandinave situé au nord-ouest de l’Europe. Elle possède des frontières communes avec la Suède, la Finlande et la Russie. L’immigration norvégienne en Amérique du Nord a débuté en 1825 avec l’arrivée à New York d’un bateau rempli de Norvégiens. Au recensement canadien de 2016, 463 275 personnes ont déclaré être d’origine norvégienne (35 905 réponses uniques et 427 370 réponses multiples).

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Canadiens d'origine russe

Les Russes commencent à arriver au Canada vers la fin du 18e siècle en tant que chasseurs de fourrures et officiers de la marine britannique. Lors du recensement de 2016, 622 445 Canadiens ont déclaré être d’origine russe. 

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Canadiens d’origine slovène

La Slovénie est un pays de l’Europe centrale. Elle est cernée par la Croatie, la Hongrie, l’Autriche, l’Italie et la mer Adriatique. Lors du recensement canadien de 2016, 40 475 personnes ont déclaré être d’origine slovène (13 690 de réponses uniques et 26 785 de réponses multiples).

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Canadiens d’origine suisse

L’immigration suisse au territoire que nous connaissons maintenant sous le nom de Canada commence à la fin du 16e siècle. Le recensement de 2016 relève 155 120 personnes d’origine suisse au Canada (25 235 réponses simples et 129 885 réponses multiples).

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Canadiens de l'Asie du Sud

Les Asiatiques du Sud (ou Sud-Asiatiques) peuvent faire remonter leur ascendance à l’Asie du Sud, qui inclut l’Inde, le Pakistan, le Bangladesh et le Sri Lanka. La majorité des Canadiens de l’Asie du Sud sont des immigrants ou des descendants d’immigrants de ces pays, originaires de communautés sud-asiatiques qui se sont établies à l’époque du colonialisme britannique, en Afrique de l’Est et du Sud, au Guyana, à Trinité-et-Tobago, aux îles Fidji et à l’île Maurice. D’autres viennent de Grande-Bretagne, des États-Unis et d’Europe. Lors du recensement de 2016, 1 963 330 Canadiens déclarent avoir des origines sud-asiatiques (1 603 000 réponses simples et 360 330 réponses multiples).

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Canadiens de l'Asie du Sud-Est (Asiatiques du Sud-Est)

L'immigration des Asiatiques du Sud-Est au Canada est assez récente; la majorité des immigrants y sont arrivés après 1974. L'Asie du Sud-Est est située au sud de la Chine et à l’est de l’Inde. Elle rassemble des nations pluriethniques qui ont une histoire, des structures et des pratiques sociales communes, ainsi qu’un système culturel qui reconnaît le pluralisme ethnique. L’Asie du Sud-Est comprend 11 pays : Brunéi Darussalam, le Cambodge, l'Indonésie, le Laos, la Malaisie, le Myanmar (Birmanie), les Philippines, Singapour, la Thaïlande, le Timor oriental et le Viêt Nam. Dans l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011 (ENM), plus d’un million de Canadiens ont déclaré des origines de l’Asie du Sud-Est. Les Canadiens philippins sont les plus nombreux (662 600), suivis par les Canadiens d’origine vietnamienne (220 425), cambodgienne ou khmère (34 340), laotienne (22 090), indonésienne (18 125), thaïlandaise (15 080), malaisienne (14 165), birmane (7 845) et singapourienne (2 050). On trouve aussi au Canada des Asiatiques du Sud-Est appartenant au peuple Hmong (une minorité ethnique habitant les montagnes du sud de la Chine, le nord du Viêt Nam et le Laos) ainsi que plusieurs centaines de Chinois originaires du Viêt Nam, du Cambodge, du Laos et venus au Canada dans la foulée de la crise des réfugiés de la mer.

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Canadiens écossais (Canadiens d'origine écossaise)

Souvent considérés comme des Canadiens anglais, les Écossais ont toujours tenu à leur caractère distinct. Les liens entre l'Écosse et le Canada remontent au 17e siècle. Depuis plus de 200 ans, l'immigration écossaise a été régulière et abondante. Explorateurs, industriels, éducateurs, politiciens et artistes, les Écossais ont contribué à l'évolution du Canada dans de nombreux domaines. Les Écossais sont le troisième groupe en importance au Canada et parmi les premiers européens à s’y être établis. Lors du recensement canadien de 2016, 4 799 005 Canadiens se déclaraient de souche écossaise, soit 14 % de la population, à la fois dans les réponses simples et multiples.

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Canadiens hollandais (Hollando-Canadiens ou Canadiens d'origine néerlandaise)

Dès le début du 17e siècle, les Hollandais mènent des activités de traite sur le fleuve Hudson. En 1614, ils établissent des postes à Manhattan et à Fort Orange (Albany). Toutefois, ce n’est qu’après la Révolution américaine (1775-1783) que débute l’immigration hollandaise en Amérique du Nord britannique. Établis depuis de nombreuses années dans les Treize colonies, les Hollandais d’ascendance américaine se sont facilement intégrés à la société canadienne. Par la suite, le Canada a connu trois vagues d’immigration en provenance des Pays-Bas, dont la plus importante survient après la Deuxième Guerre mondiale.

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Canadiens iraniens (Irano-Canadiens ou Canadiens d’origine iranienne)

L’Iran, appelé jadis la Perse, est le berceau de l’une des plus anciennes civilisations du monde. Les Iraniens constituent une communauté relativement nouvelle au Canada et en pleine croissance. Leur immigration au Canada s’amorce dans les années 1980, dans la foulée de la révolution iranienne de 1979. En 2016, on dénombre 170 755 personnes d’origine iranienne au pays et 39 650 autres personnes ayant des origines multiples, dont des origines iraniennes (pour un total de 210 405 Canadiens). De 2011 à 2016, le Canada a accueilli 42 070 immigrants iraniens. L’Iran est d’ailleurs l’un des dix principaux pays de naissance des immigrants récents au Canada, se classant en quatrième place après les Philippines, l’Inde et la Chine.

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Canadiens irlandais (Irlando-Canadiens ou Canadiens d'origine irlandaise)

Les Irlandais ont joué un rôle important dans l’histoire du Canada. Depuis leurs premiers établissements à Terre-Neuve jusqu’aux grandes vagues d’immigration du 19e siècle et jusqu’à nos jours, les Irlandais ont toujours été bien présents dans le tableau, au Canada. Les Canadiens de souche irlandaise ont contribué à la vie sociale et à la vie économique du pays. Aussi, l’identité irlando-canadienne continue-t-elle d’être amplement valorisée et célébrée au Canada.

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Canadiens laotiens (Lao-Canadiens ou Canadiens d'origine laotienne)

L’immigration des Laotiens au Canada est relativement récente, elle remonte à la fin des années 1970. Après le retrait des troupes américaines du Viêt Nam en mars 1973, l’Asie du Sud-Est continentale (l’ancienne Indochine) est laissée à la merci des forces révolutionnaires de la région. En 1975, au terme d’une guerre civile qui a duré 20 ans, les communistes révolutionnaires du Pathet Lao (État du Laos) prennent le pouvoir, abolissent la monarchie et proclament la République démocratique populaire lao. À l’instar des populations du Viêt Nam et du Cambodge, les Laotiens voient leurs conditions de vie se détériorer. Les anciens cadres civils et militaires sont envoyés dans des camps de travail et leurs familles se voient refuser l’accès à l’emploi et à l’éducation. Ces conditions économiques difficiles, conjuguées au durcissement du régime communiste et aux violations des droits de la personne déclenchent un vaste mouvement migratoire dans la région. Les conditions périlleuses dans lesquelles cette migration s’effectue – comme les Vietnamiens, les Laotiens vont quitter leur pays sur des bateaux de fortune en empruntant d’abord le Mékong, puis la mer de Chine – valent aux réfugiés des pays de l’ancienne Indochine le surnom de « boat people » (réfugiés de la mer). De 1979 à 1982, le Canada accueille près de 8 000 Laotiens. Environ 20 % d’entre eux sont d’origine chinoise. Pris en charge par le gouvernement fédéral et des groupes privés de parrainage, ils sont réinstallés à divers endroits au Canada, mais ils se concentrent aujourd’hui au Québec et en Ontario. Lors du recensement de la population de 2016, 24 590 personnes ont déclaré avoir des origines laotiennes.

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Canadiens noirs

Les Noirs vivent au Canada depuis les débuts de la colonisation transatlantique. Bien que très peu d'entre eux soient arrivés directement de leur terre ancestrale, sur le continent africain, le terme « Afro-Canadien » devient de plus en plus populaire au cours des années 90 pour désigner tous les descendants des Africains, indépendamment de leur lieu de naissance.

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Canadiens perdus

L’expression « Canadiens perdus » désigne les personnes ayant perdu la citoyenneté canadienne conférée à la naissance, ou n’y étant pas admissibles bien qu’ils devraient y avoir droit de par leur présence au Canada. Elle découle d’une panoplie de lois et d’attitudes à la fois disparates et discriminatoires concernant la citoyenneté canadienne remontant à la Confédération. En dépit des nombreux progrès réalisés dans la réforme de la loi au 21e siècle, certains Canadiens perdus demeurent toujours dépourvus de citoyenneté en 2017.

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Canadiens philippins (Philippino-canadiens)

L’immigration en provenance des Philippines est récente; elle remonte aux années 1970. Selon le recensement de 2016, 837 130 personnes ont déclaré avoir des origines philippines. Les Canadiens philippins constituent ainsi le groupe d’immigrants de l’Asie du Sud-Est le plus important. Les Philippines occupent également le premier rang des pays de naissance des personnes qui ont immigré au Canada de 2006 à 2016. Les Canadiens philippins sont très engagés dans la vie culturelle, sociale et politique du Canada. Dans le domaine des arts et de la culture, on connaît la chanteuse Joey Albert, le bédéiste J. Torres et le metteur en scène C. E. Gatchalian. En politique, Conrad Santos a été le premier Canadien d’origine philippine élu à une assemblée législative au Canada; c’était en 1981 au Manitoba. En 1988, le Dr Rey D. Pagtakhan est devenu le premier à siéger à la Chambre des communes et Tobias Enverga, le premier sénateur, nommé en 2012.